24 septembre 2010

Des amis..

J'ai eu grosso modo le même groupe d'amis pendant tout mon secondaire. Quelques-uns se sont greffés pendant les 5 années, il y a eu une base qui s'est établie dès le secondaire 1. Tous mes amis du primaire allaient à une autre école, je commençais à zéro!

De ces amis-là, aujourd'hui, je n'en vois qu'un seul.
J'en croise d'autres ici et là ou on se jase sur Facebook. Ce n'est pas pareil.

Par la suite, au Cégep, quelques amitiés. Il y a bien 1-2 amis que j'ai revu après, mais 10 ans plus tard, il ne reste que des contacts sur Facebook ou des courriels ici et là.

De mon travail, avant d'être une maman, il ne me reste rien. Contacts Facebook, mais... L'amie qu'il me restait, la vie a creusé un gros fossé entre nous. Fossé dont j'ignore la cause mais qui s'est agrandi avec les années et je crois qu'autant elle que moi ne savons plus comment le traverser pour reprendre un vrai contact.

Pourtant, ma vie est pleine d'amis.
Je dois dire merci à l'Internet. Avec les années de nouvelle maman, j'ai fréquenté quelques forums, puis un blog, puis ci, puis ça. Mes nouvelles amitiés sont venues comme ça.

J'ai d'abord rencontré Constance, Catherine, Caroline, puis Nancy. Puis un autre forum, j'y ai rencontré Marilou, Véro, Marie-Claude, la Fée Clochette (pour son anonymat), Annie, Éloïse. Un autre forum où, en cherchant une chaise berçante et en trouvant une petite annonce pour une à vendre tout en constatant que la fille qui la vendait restait au coin de ma rue, j'y ai rencontré mon amie Mélanie.
Et de mon blog et de mes contacts "dyspraxie", j'ai rencontré Isabelle, Julie et Josée, toutes dans des drôles de circonstances, mais qui me confirment bien qu'on devait un jour se rencontrer.

Toutes ces amies (et j'en oublie peut-être?) sont nouvelles dans ma vie et pourtant, je n'ai pas l'impression de les connaître depuis peu. Elles ne m'ont pas connue dans ma vie "avant-maman" et on a l'impression de se connaître depuis toujours!

J'ai mon amie d'enfance, que je vois encore. Parce qu'avoir connu quelqu'un aux couches et la côtoyer encore passé 30 ans, je crois que ça "scelle le deal" pour la vie!! Elle, elle me connaît d'avant. Elle m'a vue évoluer, elle sait ce que j'ai vécu avant. Elle a connu ma famille, j'ai connu la sienne. Ce n'est pas nécessairement ma "plus proche amie" du moment, mais c'est certainement celle qu'un jour, je dirai qu'elle a été mon amie pour la vie.

Parfois, je réfléchis à toutes ces amitiés. Je nous regarde, moi, mon chum, ma petite famille. Et je regarde la vie de mes amies. Je constate qu'aucune n'a une vie vraiment pareille à la mienne, un couple comme le mien ou n'est vraiment comme moi. Chacune a une portion de ce que je suis, en tant que femme, couple ou famille. Mais il n'y a personne dans nos amis de qui je peux dire "on se ressemble vraiment trop!".

Sur le coup, ça m'a troublée. Mais en y pensant bien, c'est bien comme ça aussi. On se complète, on se permet de voir autre chose et on a un vécu différent.

Est-ce que ces amitiés dureront longtemps? Je n'en sais rien. Je l'espère donc, parce que je les aime toutes vraiment beaucoup! Mais le jour où on ne s'apportera plus rien, j'imagine qu'un fossé se creusera aussi. Je ne sais pas si celui-là, je l'aurai vu venir. Mais je crois que la vie a des cycles qu'il faut respecter.

En attendant, je me trouve VRAIMENT bien entourée! Merci d'être là, toutes!

23 septembre 2010

Enfants et mort.

Non, cette fois, je ne vous parlerai pas de la mort de mes enfants qui me fout la trouille.

Mes enfants n'ont jamais côtoyé la mort directement. Bien sûr, ils ont perdu chacun deux poissons (on n'est pas doués avec les Beta!). Bien sûr aussi, je leur ai beaucoup parlé de leur mamie, mais ni un ni l'autre n'a de souvenirs d'elle. Ils ne la connaissent que par photos et par ce que je leur raconte.
La mort a souvent été discutée, mais ça reste abstrait.

Cette semaine, ils y sont confrontés pour la première fois, conscients.
Le conjoint de ma belle-mère est décédé samedi dernier. Ils l'ont vu 4 ou 5 fois. Ils sont très proches de leur grand-maman par contre.

Leur réaction m'a, sur le coup, surprise. Mélina m'a dit qu'elle trouvait ça plate pour grand-maman. Elle se demandait si elle allait avoir un autre amoureux ou redevenir l'amoureuse de grand-papa. Je l'ai retrouvée, quelques minutes plus tard, à pleurer dans sa chambre. Elle m'a dit qu'elle pleurait parce qu'elle était fatiguée, je l'ai consolée sans insister. Je vois bien que ça la chicotte.
Raphaël m'a demandé, bien gentiment : "maman, est-ce que c'est grave si ça ne me dérange pas?".
Mon petit bonhomme plein de compassion qui réagissait froidement. J'ai été prise par surprise. Je lui ai dit que non, ce n'était pas grave, mais qu'il fallait penser à grand-maman qui elle avait beaucoup de peine. La discussion s'est arrêtée là.

Plusieurs fois dans la journée, je les ai trouvés, séparément ou ensemble, en train de jouer au malade, à l'hôpital, au mort. Leur façon à eux d'exorciser la chose, probablement.

Ils ont posé beaucoup de questions à grand-maman, lorsqu'on est allés la voir le lendemain. Tout particulièrement lorsque grand-maman leur a dit que son amoureux serait "là" le jour des funérailles. Comment on explique la disparition de l'âme, mais pas du corps, à des petits?

Les funérailles sont samedi. Je les préparerai du mieux que je peux. Je sais que ça ne les traumatisera pas, j'ai assisté à de nombreuses funérailles dans ma jeunesse. Mais ce sera certainement une journée pleine de questions.


22 septembre 2010

Septembre me ramène...

La rentrée, chaque année, a été un peu différente, depuis 2-3 ans...
Mais septembre et l'automne (qui débute aujourd'hui) ramène pas mal sensiblement les mêmes choses, année après année...

Septembre est synonyme du retour de:

-La course aux lunchs, chaque soir après le souper.
Varier les sandwichs, trouver des repas chauds qui fitent dans un petit thermos, tenter de trouver des repas qui se mangent vite et au complet, ne pas tenter de nouveautés dans le lunch au risque de voir revenir de la nourriture molle et surtout, ne pas oublier d'avoir le minimum dans le garde-manger et le frigo parce qu'un bol de céréales et des toasts, ça passe le samedi midi, mais pas le mardi!

-Des soirées télé.
Les séries américaines recommencent toutes cette semaine. Je suis "House", "Lie to me", "The mentalist", "Grey's anatomy", "Criminal minds" et "Dexter". En français, je suis une fan de "La galère" et "Les Parent". C'est bien réparti, je constate déjà que le mardi soir, c'est tranquille! Vendredi et samedi le seront aussi.

-Les devoirs.
Nouveauté cette année, les fameux devoirs et les leçons. Ma fille est en première année, et dès leur 4ème jour de classe, elle est revenue avec son duo-tang et un plan de travail. Elle avait tellement hâte!!! La joie est un peu moins intense depuis que les devoirs et les leçons sont plus difficiles, mais chaque soir, on s'y met. Chacun à son pupitre, Raphaël a comme consigne de se trouver des trucs tranquilles pour ne pas déconcentrer sa soeur. Un système de collants pour la bonne motivation et une maman disponibles et on abat le boulot. Les devoirs sont en priorité dans ma réorganisation d'horaire cette année, la présence d'un parent est pour moi essentielle aux progrès d'un enfant en difficulté d'apprentissage.

-La solitude.
Encore une nouveauté cette année. J'ai maintenant quelques moments de solitude, avec mes deux amours à l'école. Je n'ai pas encore commencé à travailler (j'attends la fin de la saga de notre voiture brisée, je suis à pied) et je me retrouve donc seule toute la journée. Après tant d'années, ça fait du bien. Par contre, autant, je ne ferais pas ça toute l'année. Le retour au travail est déjà un peu commencé, j'ai hâte de pouvoir y mettre plus de temps.

-La surchauffe du four.
J'adore cuisiner. Le retour des temps plus frais me donne envie de cuisiner chaque jour. J'aime particulièrement faire des desserts. Je garnis doucement le congélateur de quelques petites collations ou de desserts sucrés qui seront bien pratiques. Et je m'assure d'en avoir presque toujours du frais pour les retours d'école ou les desserts du soir.

-Les potages, les mijotés.
L'été, on mange principalement du grillé. L'homme adore son BBQ et quand on ne peut pas, si on a de la viande à cuire, je la grille rapidement dans la maison, question de ne pas ajouter de chaleur inutile. Dès l'automne, je redécouvre les plaisirs de la viande cuite lentement et longuement dans ma mijoteuse, des bouillis pleins de bons légumes, des potages de légumes variés qui embaument la maison.

-Le grand ménage.
On a beau dire que l'été, on est si peu souvent en-dedans que la maison ne se salit pas, reste que. La poussière ne prend pas congé, les poils de chien non plus. L'accumulation de ce qu'on n'a pas envie de faire dans la maison et qu'on met de côté pour aller profiter du soleil et des vacances m'achale depuis le mois d'août. Avec la rentrée et le temps plus maussade, j'ai souvent le nez dans le fond des garde-robe ou encore je trie, j'épure, je remets la maison à jour pour un entretien plus facile!

-La routine.
Heureusement qu'elle ne me dérange pas trop, j'ai une enfant sur deux qui en a drôlement besoin. L'automne revient donc avec son horaire un peu plus fixe. Après un été où on mange quand on a faim et où on joue tant qu'on a envie de jouer, l'automne est plutôt prévisible.
Les repas toujours à la même heure, la même routine au retour de l'école, le cadran chaque matin, le coucher plus tôt, les soirées avec les mêmes listes de tâches à accomplir (finir la vaisselle, les lunchs, plier le linge lavé de la journée, remplir les papiers d'école pour le lendemain, etc.)
Par contre, pour pallier, nous avons des weekends très "relax". Les enfants ne sont inscrits à aucune activité, on prend le temps de prendre le temps, on décide parfois à la dernière minute.

-Les pantoufles et les doudous.
Chaque matin frais me rappelle que mes pantoufles ont rendu l'âme, au printemps. Bon timing, mais... Je dois aller me faire l'ultime gâterie d'une paire de pantoufles neuves, dès que j'aurai la voiture. Après une longue journée, rentrer chez soi et enfiler ses pantoufles, ça rend toute la routine plus confortable. Les doudous ont repris leur place sur le divan pour moi et les enfants.

-La musique.
L'été, on est dehors. Dès qu'on rentre, le radio s'allume. Il y a presque toujours un fonds musical chez moi. Je me souviens, petite, c'était la première chose que ma mère faisait en se levant. Avant même de faire son café, elle allumait le petit radio noir dans la cuisine et il jouait toute la journée. Elle ne l'arrêtait que pour aller mettre un disque dans le système de son du salon. J'aimerais, un jour, avoir un petit radio dans ma cuisine, tout simplement pour y retrouver le réconfort de la musique avant même mon café. Le reste du temps, la musique se fait entendre dans le salon ou ailleurs, styles variés selon les goûts du moment et la personne responsable de la sélection!

-Mes jeans!!
J'aime mes jeans. Je m'en ennuie, l'été. Dès que la soirée est fraîche, je suis si heureuse de retrouver mes jeans. Ils sont confortables. Pour moi, bien plus que tout le reste de ma garde-robe! Mes jeans, mes vestes douces, mes chandails à manches longues, mes pyjamas chauds. J'aime mon linge douillet (et long!) J'avoue même que, les jours où je reste à la maison, j'aime bien aussi me glisser dans mes pantalons mous (style yoga). Pas chic, mais réconfortant!

-Le chocolat chaud.
J'adore. Ça, et le thé. C'est chaud, ça fait du bien, ça se sirote doucement en lisant, en écoutant son émission préférée, en jasant avec son chum. Ça conclut si bien une journée. En attendant celui qui nous réchauffera en rentrant d'avoir passé une heure à pelleter dehors!

Et vous, quels sont les petits bonheurs (ou pas si heureux) que vous retrouvez avec les temps frais de septembre?

3 septembre 2010

Rentrée scolaire


Chacun son tour, cette semaine..
Mercredi, ma Mélina.. angoissée au maximum, refusant les photos, pleurant toutes les larmes de son corps en embarquant dans l'autobus...


Et ce matin, mon Raphaël. Excité comme jamais, sautant de joie en criant au moment de la sonnerie du cadran. Il est embarqué dans l'autobus hyper enjoué, a suivi son professeur et les amis à l'école presque comme s'il avait toujours fait ça! (que personne ne vienne me dire que le CPE les prépare pour ce grand jour... c'est que le caractère de l'enfant... la preuve.. mon Nanou tout sourire, quittant maman pour la première fois de sa courte vie!!!)


Et me voici, seule à la maison avec pitou bien piteux, qui cherche ses compagnons de jeux!
La laveuse fonctionne... (l'air climatisé aussi) et pourtant.. ma maison est bien silencieuse, sans mes deux petites boules d'énergie!
Vivement 15h cet après-midi pour un récit sûrement haut en couleurs d'une première journée en maternelle et d'une troisième journée en première année!


29 juillet 2010

S'il fallait

S'il fallait qu'un jour...
La vie t'arrache à moi..
Qui consolerait mes peines..
Où trouverais-je la joie... (Marjo)

En écoutant un film, en entendant une chanson, en écoutant les nouvelles, en lisant des blogues...
Il me vient toujours une image.. une série d'images...

S'il fallait qu'un jour il arrive quelque chose à un de mes enfants..
Juste y penser et j'en pleure. J'ai le ventre qui se serre.

S'il fallait qu'un jour, une des petites chambres soit vide de jeux d'enfants. Que le lit reste pour toujours défait. Que tout dans une maison rappelle l'horreur de la chose. Les souliers sur le bord de la porte. Le bricolage pas terminé sur la table de la cuisine. Le linge qu'on ose plus laver. L'odeur qui disparaît doucement. Les photos où on entend de moins en moins les rires dans notre tête. La douceur des cheveux, la force des crises, les pleurs la nuit, les jouets qui traînent...

Si je n'ai qu'un souhait à faire, c'est de ne jamais vivre cette atrocité. Ni moi ni personne qui m'est chère.

Raphaël me questionne souvent sur la mort. Il souhaite que je vive très très vieille pour qu'on meurt en même temps, pour ne pas s'ennuyer de moi. Il est bien philosophe pour un petit bonhomme de 5 ans.

La "logique" veut qu'on enterre nos parents, plutôt que l'inverse. Je sais déjà toute la peine que ça leur infligera.

Je crains ce moment. Celui où la vie nous séparera, d'un côté ou de l'autre. Ça fait mal jusque dans les trippes d'y penser.

Je suis peut-être une grande sentimentale tragique. Je me permets de profiter de chaque minute possible avec mes enfants. Je m'imprègne de les regarder grandir. Je garde tout, je mémorise tout. Et chaque fois que la vie me rappelle qu'elle est fragile, je m'assure d'aller leur faire un câlin supplémentaire.

19 juillet 2010

L'été et sa surprenante simplicité






Presqu'un mois de vacances s'est déjà écoulé.
Depuis le 24 juin, le rythme de la maisonnée a changé!
Tout d'abord, parce qu'aux premiers jours de vacances de Mélina, son papa était lui aussi en vacances pour 2 semaines. Ça passe bien vite, deux semaines, mais c'est malheureusement ce qui est permis quand on a un nouvel emploi depuis quelques mois seulement!

Avec les festivités de la Saint-Jean, les vacances ont commencé en grand. Mais l'année scolaire ne nous avait pas encore dit son dernier mot. C'est qu'il a fallu quelques jours à ma belle doudoune pour réussir à décompresser de sa difficile et épuisante année. La température moche de la fin juin nous a permis de se remettre à un rythme de repos et de temps pour faire et refaire le plein. Nous avons dû canceller quelques projets, mais nous y avons gagné en bonne humeur.

Depuis, bien des jours ont passé. Papa est retourné au boulot depuis quelques temps déjà. Les chaleurs accablantes nous auront obligés à trouver des activités tranquilles à la maison, profitant des matins tôt pour jouer dehors un peu.

Pas de grand voyage pour notre été, sinon un petit séjour de 2 jours bien apprécié chez grand-papa dans les Cantons de l'est, à la plage.
Une fête de quartier, une foire, un film en plein air, une vente de garage, un après-midi à la bibliothèque...

Il est simple de plaire à des enfants qui avaient besoin de vacances. Un lundi pluvieux en pyjama. Des bricolages. Jouer dehors à la noirceur. Un feu et des guimauves. Dîner dehors. Déjeûner quand bon nous semble. Se lever quand on s'ouvre les yeux, sans cadran. Une petite visite chez une amie pour profiter d'un après-midi de piscine. Un petit souper au restaurant. Du blé d'Inde après une petite sortie à la ferme. Se balancer en pyjama.

Mes enfants ont enfin pris le rythme. Le rythme sans horaire. Ils ne réclament plus le repas à une heure fixe, mais bien quand ils ont faim. Ils ont des envies d'activités, ils ont des moments à ne rien faire qui semblent leur plaire. Ils n'ont aucune idée de l'heure qu'il est et c'est parfait comme ça!

Ils le sont. Maintenant. En vacances.
On n'ira pas camper. On n'ira probablement à aucun des endroits listés dans le Guide des Vacances au Québec.

Il y a tant de gens qu'on veut voir. Tant de petites choses qu'on veut faire sans obligation.

Vivre avec des enfants, ça change les vacances. Évidemment que vivre avec des enfants "différents", ça les change aussi.
On doit s'assurer d'une certaine planification (on ne peut arrêter à une petite cantine au hasard d'une ballade pour dîner, il faut avoir organisé un lunch, au cas!).
On doit prévoir que certaines activités seront difficiles pour Mélina, risquent de l'épuiser et de ce fait, la rendre irritable.
On doit jongler avec son anxiété et ses capacités.

Mais après une première année d'école, je redécouvre le plaisir d'un été simple. Les enfants ayant toujours été à la maison avec moi, nous vivions bien le "sans horaire serré" et cette année de maternelle nous a bousculés un peu. Revenir à un horaire paisible fait du bien à tous.

Ça aura été si simple d'avoir un bel été.
Sans flafla et avec le bonheur des petites choses.




17 juin 2010

À la recherche de...

Bonjour à tous!!

Je recherche deux jeux pour ma fille.

Le jeu Mystero

et le jeu Logix




Soit pour emprunter durant l'été, acheter usagé ou comme don, si jamais ;)

Ma belle doudoune n'a réussi que les tout premiers de chacun pendant sa maternelle, je voudrais bien l'aider cet été à pratiquer tout ça.

Merci!! :)

6 juin 2010

Blog candy-Scrapbook Laurentides


Un blog candy de Scrapbook Laurentides



http://scrapbooklaurentides.blogspot.com/2010/06/un-blog-candy-pour-celebrer-lete.html

"Toute l'équipe de Scrapbook Laurentides vous souhaite un bel été coloré et ensoleillé! Célébrer l'été avec nous et courez la chance de gagner ce kit estival en venant visiter notre blog - http://scrapbooklaurentides.blogspot.com! C'est un rendez-vous!"

22 avril 2010

Bonne fête mon bonhomme!

Il est 20h57.
Tu dors.
J'ai bien tenté de te réveiller, mais tu dors profondément.

Je t'ai bécoté. Caressé.
J'ai envie de te regarder dormir pendant des heures. Chaque année, même jour, même heure, j'ai un serrement au coeur. La vie m'a volé tes premières heures. Je t'ai vu pour la première fois à 20h57, puis, plus rien. Mes souvenirs ont un trou, que chaque année, même jour même heure, je ressens encore.

Ce trou ne me fait plus autant pleurer. J'ai eu si peur de te perdre. J'ai eu si mal, le ventre vide et le coeur en peine, sans mon bébé tout chaud contre moi, quand je me suis réveillée. Ma deuxième image de toi, tu as des fils, des pansements et une petite maison qui me semble tellement moins chaleureuse que celle que je t'avais prêté pendant 9 mois.

Raphaël, mon bébé, chaque jour depuis maintenant 5 ans, j'ai comblé ce trou dans ma vie. Je l'ai comblé de tes câlins, tes bisous, tes sourires, tes douceurs, tes "je t'aime maman", ta petite main dans la mienne, ton corps endormi dans mes bras, tes cheveux qui sentent le sucre.
Certains jours, j'ai réussi à ne pas y penser.. mais le trou ne s'est jamais refermé.

J'ai passé exactement les 5 dernières années de ta vie et de la mienne à refaire le lien entre toi et moi.. celui qui a été coupé trop vite et que nous avons dû reconstruire maladroitement après plusieurs jours. Les 5 dernières années à temps plein avec toi.. tout spécialement depuis que ta soeur a commencé l'école, ce n'est que toi et moi la majorité du temps. Toi et moi à combler un trou que tu ignores.

Bientôt, tu lâcheras ma main et tu partiras pour l'école. Ton anniversaire cette année marque pour moi le début du décompte. Je sais que c'est une belle grande étape de ta vie. Pour moi, c'est la fin d'un moment intense.
Je n'ai aucun regret. J'ai vécu chaque moment. Je n'ai rien manqué d'important. Rien de ce qui est assez important pour qu'on s'en souvienne lorsque je te regarderai t'asseoir dans le premier banc en avant de l'autobus.

Je t'aime mon bébé. Plus fort que je ne te l'ai jamais dit. Maintenant que la corde est solide entre toi et moi, je suis confiante que même si la vie nous séparera éventuellement, rien ne peut briser ce qu'on a bâti.

Bonne fête, chaton!

21 avril 2010

Le plaisir d'être ta maman...

Le blogue de La Mère Blogue parle aujourd'hui d'un livre évoquant 365 raisons d'être parent...
J'ai très certainement 1 million de raisons d'aimer être un parent....
mais.. pour vous inspirer...
voici 25 raisons pour chacun de mes enfants.. 25 parmi tant... !

MÉLINA:

1-Parce que as été la première à m'appeler maman
2-Pour tes cheveux frisés qui sentent le sucré
3-Parce que tes yeux verts me font vibrer
4-Pour la première fois où tu as pédalé ton vélo à 4 roues!
5-Pour ton bye bye dans la fenêtre de l'autobus chaque matin
6-Pour ton combat quotidien
7-Pour ta petite voix qui appelait ton frère Nanou quand il était bébé
8-Pour te regarder dormir dans ta bassinette
9-Pour te voir danser de tes petites jambes potelées devant Barney
10-Pour t'entendre crier et applaudir à chaque spectacle qu'on a vu
11-Pour ta façon de rire comme si tu faisais du théâtre
12-Pour l'odeur de ta poupée qui ne t'a jamais quittée depuis que tu as un mois
13-Pour te voir courir vers moi en criant "maman" quand je vais te chercher à l'école
14-Pour ton sourire plein de trous de dents tombées
15-Pour tes cris de joie, assise dans une balançoire
16-Pour les heures passées à jouer dans le sable
17-Pour ton amour de la poutine
18-Parce que tu es la seule petite fille que je connaisse qui adore aller chez le docteur
19-Pour tous les calepins roses remplis d'écriture illisible que tu remplis en jouant à l'école
20-Pour la radio de ta chambre qui a si souvent joué pendant des heures alors que tu regardais des livres dans ton lit
21-Pour les enfants que tu veux avoir quand tu seras grande et pour ton métier qui sera "de t'occuper de tes enfants"
22-Parce que tu choisis une banane plutôt qu'un bonbon
23-Pour tous tes petits et tes grands combats quotidiens
24-Parce que tu m'aimes sans condition et tu me fais confiance
25-Parce que tu veux déjà être grande alors que je voudrais te garder petite......

RAPHAËL:

1-Pour toutes les nuits passées à te bercer et t'allaiter
2-Parce que tu préfères le rock aux chansons d'enfant
3-Pour ta petite main qui tient un crayon et qui apprend à écrire devant moi avec tant d'assurance
4-Pour ton sourire plein de dents
5-Pour tes petits cheveux doux
6-Pour l'odeur de ton cou et de ta tempe
7-Pour tes doux bisous, tes câlins et tes douceurs
8-Pour la façon que tu avais de demander des "babanes" au déjeûner
9-Pour tes découvertes alimentaires
10-Parce que tu donnes des noms adorablement mignons à tes toutous
11-Parce que tu me demandes de ne plus t'appeler "nanou" mais que tu me permets encore de t'appeler "bébélou".
12-Parce qu'à 5 ans, tu aimes encore te faire prendre
13-Pour ton sens de l'humour précieux et hilarant
14-Parce que j'ai eu peur de te perdre quand tu es né
15-Pour ta curiosité sans limite
16-Pour ta patience et ta compassion envers ta soeur
17-Parce que tu me donnes une bonne raison de vous cuisiner de bons petits plats
18-Pour le peu de silence dans mes journées avec toi
19-Pour ta bonne humeur, matin après matin
20-Parce que tu prétends que tu voudras rester avec nous toute ta vie
21-Pour toutes tes expressions faciales uniques
22-Pour ton amour des sucreries
23-Pour ton lit plein de peluches et de doudous
24-Pour tes visites dans mon lit chaque matin
25-Parce qu'un jour, tu seras grand et sûrement aussi génial.

c'est "cheesy", mais... essayez ;)

9 avril 2010

Ce moment...


{ce moment} - Un rituel du vendredi par M comme maman et Mamanbooh. Une seule photo - aucun mot - capturant un moment de la semaine. Un simple, spécial, extraordinaire moment. Un moment que nous désirons capturer, savourer et se rappeler pour toujours. Si vous êtes inspirées à faire la même chose,laissez ici un lien vers votre 'moment' dans les commentaires pour que tous puissent aller le voir sur votre blogue.


13 mars 2010

Le premier amour...

Non, je ne parle pas de chum!

Ce blog-ci, créé en 2005, juste avant la naissance de mon fils, est mon bébé-blog. Qui s'apprête à fêter son 5ème anniversaire.
C'est celui qui m'a fait découvrir le plaisir d'écrire pour un "public". Public qui était à l'occasion plus grand que ce que j'avais espéré.

Je ne savais pas trop comment enligner mon blog, quand je l'ai commencé. J'avais envie de parler de ma doudoune, ma grande, mon unique enfant déjà né à ce moment, mais aussi de son petit frère qui est né quelques jours plus tard....
J'avais envie de partager mon quotidien de maman... Puis, j'ai dérivé un peu. Parlant toujours de ma vie de maman, mais ne désirant pas tomber dans le bla bla des détails du genre "j'ai mangé du macaroni et on est allés faire l'épicerie, demain je vais magasiner".
Mon blog n'a jamais été pour donner des nouvelles à la famille ou aux amis, par exemple, mais bien juste pour écrire, mes états d'âme, des beaux moments que je veux garder en souvenir aux plus difficiles que j'avais besoin d'exorciser....

Avec le temps, j'ai créé un autre blog, que je ne tiens pas assez à jour, pour moi surtout, pour écrire les recettes que j'aime et que je fais souvent. Mon livre de recettes virtuel, c'était facile quand quelqu'un me demandait une recette... mais avec le temps, je me suis rendue compte que les écrire sur Words était suffisant!!! et plus facile à retrouver avec le nom de la recette...

J'ai créé le blog de Mélina aussi.. celui pour elle et pour sa différence. Parce qu'Une vie de doudoune n'était plus adapté pour parler de ce que vit ma grande championne au quotidien, et parce que je désirais que les parents recherchant de l'information sur la dyspraxie puisse tomber sur mon blog en fouinant le Net...

Et maintenant, j'ai un blog conjoint, avec des amies-mamans d'enfants différents, où on y traite, entre autres de dyspraxie, mais aussi de bien d'autres petits à côtés que la vie nous a amenées à vivre.

Et mon bébé en souffre. Où est-ce le temps qui fait son oeuvre..
Il me semble qu'au-delà du côté plus "précis" d'avoir envie de parler des handicaps de ma fille, le petit quotidien ne m'inspire plus autant.

Non, les commentaires sur mon rôle de maman ne m'ont pas atteinte.
Je l'ai commenté, et je le redirai ici. Oui, ce rôle dans ma vie prend beaucoup de place. Mais dans la mesure où j'avais créé un blog pour parler de celui-ci, il est évident que c'est ce dont j'avais envie de parler.

La vie change. Mes enfants grandissent. Mon petit homme rentre à la maternelle dans quelques mois. Je cherche à rediriger ma vie pour occuper un petit emploi aussi. Ma grande va commencer la 1ère année et on vivra ces durs moments d'apprentissage avec elle, au jour le jour, sans oublier notre possible projet d'école à la maison. ..

Je ne me sens pas capable d'éliminer "Une vie de doudoune" de la blogosphère active. Pour moi, c'est une partie de l'enfance de mes enfants. Comme un petit album photo de ma vie des 5 dernières années.
Mais ses pages me semblent bien remplies... Mon besoin d'écrire a changé. J'écris maintenant pour aider, informer, créer un réseau.
J'écris aussi ailleurs, autrement.. je caresse toujours le rêve d'un jour voir mes écrits publiés sous forme de roman. J'ai d'ailleurs 2 projets en cours.

J'avais quand même envie de dire "merci" à ceux et celles qui ont eu envie, à travers les années, de lire ici et là, ce blog ;) Même si je le faisais pour moi, reste qu'atteindre d'autres gens était tout de même un des buts visés, sinon, j'aurais utilisé un "vrai journal intime" ;)

Bon printemps! :)

7 février 2010

Maternelle X 2

Cette semaine, c'est l'inscription de mon plus jeune.
Il n'y a même pas un an, je faisais le même chemin pour inscrire ma grande doudoune à la maternelle. Je me préparais à remplir les papiers, à écrire son petit nom sur une grande feuille, en espérant que son entrée scolaire se passerait bien!

Maintenant, je me prépare à faire la même chose pour mon petit homme.
Je le vis différemment. Pour Mélina, il y avait bien sûr l'inquiétude venant de ses différents troubles et des difficultés qu'elle risquait fort de rencontrer. J'avais tout de même hâte pour elle, elle avait envie d'y aller et se demandait bien ce qui l'y attendait!!
Pour Raphaël, la coupure est différente. Je ne suis pas inquiète de son parcours scolaire, à tout le moins pas en maternelle. Raphaël est une éponge, il sait beaucoup de choses, fait beaucoup de choses et veut beaucoup de choses! Il est prêt, au niveau académique, à aller à l'école et pousser tout ça plus loin! Il réussira, sans les obstacles que sa soeur a à affronter.

Mais Raphaël, c'est mon bébé. Raphaël, c'est mon petit mignon qui aime encore se faire prendre très souvent, qui pèse encore une plume et blottit sa petite tête dans le creux de mon épaule plusieurs fois par jour.
Raphaël, c'est mon petit drôle, celui qui ensoleille toutes mes journées avec ses discussions et ses idées à n'en plus finir.

Je dois l'avouer, plus ils vieillissent, plus je réalise que j'aime mes enfants différemment. Également!! Mais différemment.

Je fais l'éloge de ma doudoune si régulièrement .. et j'ai réalisé, depuis septembre, que passer mes journées seule avec mon Raphaël, je le découvre.
On passe tout notre temps ensemble, on a une belle relation, une fusion. On rit, on s'amuse, on joue, on sort, on placote, on cuisine, on "scrapbooke", on bricole, on se colle, on apprend.

J'ADORE mes journées avec mon fils. Elles me sont TRÈS précieuses et sincèrement, peut-être que c'est parce que je vois septembre arriver (trop!) vite, mais je n'ai pas envie d'en sacrifier une seule. Je les savoure.
Le matin, je prends mon café et mon déjeûner après le départ de Mélina, pendant que Raphaël regarde Diego. Et ça me fascine. Et je reste éblouie pour le reste de la journée devant ce petit bonhomme fascinant!!

Oui, je suis une maman et toutes les mamans sont comme ça. Mais.. mon fils, c'est le meilleur fils au monde. Et je suis drôlement fière de lui!!
Je profite de ces derniers mois. Je sais que la vie change après.
Je m'ennuie de ma fille. Il me manque tout plein de beaux moments avec elle. Et la maison se videra définitivement plusieurs heures par jour en septembre.
Je retournerai travailler (pas par choix, nécessairement.)
Je ne savourerai plus aussi souvent mon café en le regardant jouer ou en placotant avec lui.
J'ai le coeur gros, juste à y penser. Sa petite voix qui remplit mes journées et ses câlins qui remplissent mon coeur. Il y en aura moins.

Je profiterai du temps qui passera, mais je sais que la vie change, quand l'école commence.
Je n'ai plus peur de la nouveauté, c'est ma deuxième rentrée scolaire. J'ai peur de l'ennui. Je laisse aller mon dernier bébé, mon précieux garçon. Et sincèrement, pour des raisons différentes, je pense pleurer plus quand l'autobus refermera ses portes, cette année, pour la première fois en septembre.

(Inutile de dire que lui, il a hâte qu'on remplisse les papiers d'école pour LUI!.. Il a hâte. Je me doute que le matin même, il se rappellera à quel point il aimait rester ici avec moi et sera peut-être plus craintif et hésitant. Mais je sais qu'il finira par être très bien à l'école, que ce soit le premier ou le dixième jour!)

19 janvier 2010

Un grand classique musical....

Ce soir, j'ai initié mon fils et ma fille à un des grands classiques de la musique.. Un succès bien connu... une chanson que tous ont déjà fredonné ou dansé, un moment donné....
Raphaël a particulièrement apprécié et en grand artiste qu'il est, il chante à tue-tête ce si célèbre refrain...

"Simon de là.. Simon de là......."

Vous ne voyez pas?? Vous savez, la chanson "aaa aaa aaa aaa Simon de là, Simon de là..."...

Toujours pas?
Vous ne connaissez pas vos classiques??

Laissez-moi vous éduquer un peu et allez écouter cette grande oeuvre musicale par vous mêmes: ici

16 décembre 2009

Blog candy

Un blog (et un site de scrapbooking que j'aime beaucoup avec une boutique en ligne avec qui j'ai déjà fait affaire et qui est TRÈS bien! :)

Voici donc, de Collimage


Un petit blog candy ça vous dit?? :)

Je suis déjà dans l'ambiance de Noël dans ma tête donc j'ai envie de vous gâter un peu!! :)

Je vais faire tirer un bon d'achat d'une valeur de 30$* à ma boutique, Collimage, La maison du scrapbooking.

Toutefois, il vous faudra quand même remplir quelques conditions hihi

Vous devez, pour être admissible :

1) Vous inscrire en tant que membre de mon blog (si vous avez un blog biensûr, sinon passez à l'étape 3)

2) Écrire un message sur votre blog personnel en faisant référence à ce blog candy et à mon blog (vous pouvez copier ce message)

3) Venir laisser un commentaire à mon présent message en me laissant le lien du message sur votre blog. (si vous n'avez pas de blog, laissez un message avec votre nom pour que je puisse vous identifier pour le tirage)

Je ferais le tirage juste avant Noël!!

Bonne chance à toute!! :)

30 novembre 2009

On est lundi..

et pourtant, je ne trouve pas comment "honorer" ma "nouvelle habitude du lundi-merci".

Comme je déteste me sentir obligée de faire quelque chose qui ne me parle pas, je dirai donc que je n'en ferai pas une habitude, mais une envie . qui se manifestera.. lorsqu'elle se manifestera....
c'est beau, le pouvoir de la liberté face à son propre blogue, n'est-ce pas??

On est lundi.
Et j'ai pris des décisions récemment.
Quand l'année scolaire a commencé et que je me suis lancée en grand dans 12 millions d'affaires, la vie était différente.
À la fin de la semaine dernière, j'ai réalisé que je me compliquais maintenant la vie pour certaines choses. C'est beau, épurer le matériel. Il faut parfois épurer ailleurs aussi et c'est ce que j'ai commencé à faire.

J'ai démissionné de mon rôle au sein du comité EHDAA (élève handicapé ou difficulté d'apprentissage ou adaptation). Lorsque j'ai accepté, la réalité professionnelle de mon chum était différente et une réunion de ce genre pouvait demander certaines pirouettes. En plus de représenter pour moi plusieurs heures par mois (une très longue soirée, parce qu'il faut compter le 2h d'aller-retour aussi pour la dite réunion) en plus des heures passées après à rédiger le procès verbal.

Je suis déçue et soulagée de ma décision. Déçue, parce qu'évidemment, c'est une cause qui me tient à coeur. Je tenterai d'assister à quelques réunions quand même, comme spectatrice, pour me tenir au courant. Mais l'obligation est parfois pesante.

Alors en ce lundi, j'y vais non pas d'un "merci", mais d'un "conseil". Épurer sa vie, matérielle, professionnelle, personnelle, (etc!!!) est parfois un mal pour un bien. Ça laisse place à autre chose, ça ouvre d'autres portes. Et à trop vouloir tout faire, un moment donné, on ne fait plus vraiment rien "de bien".

23 novembre 2009

Avez-vous vécu?

Des fois, j'entends autour de moi des commentaires de parents sur "leur vie d'avant"... le "avant d'avoir des enfants"...

Je ne sais pas si j'ai l'impression d'avoir vécu "2" vies. Celle que j'ai présentement n'est que la continuité de celle sans enfant que j'ai menée jusqu'à 24 ans... C'est la vie que je voulais...

J'ai eu Mélina à 24 ans. Quand je regarde des gens de mon âge, aujourd'hui, sans enfant, qui voyagent, sortent, vivent en couple depuis des années, se sont achetés une maison, bien décorée et sans traînerie (hum!)... J'ai l'impression que leur vie est bien différente de la mienne. Alors que, si je m'attardais à chaque personne que je connais, personne n'a la même que moi.. M'enfin, j'ai bien l'impression que ce sont deux mondes très distincts, le "avec" ou "sans" enfant.

Je comprends les choix. Je voulais mes enfants jeune, pour des raisons que je ne connais pas très bien, mais c'est ce que je voulais. Parce que j'avais hâte, j'imagine, d'être une maman. Je comprends très bien qu'on puisse vouloir attendre plusieurs années, selon les études, le boulot, la situation financière ou sentimentale. Je sais aussi que derrières certaines de ces vies se cachent probablement une infertilité bien vilaine qui empêche les rêves de se réaliser.

Et parfois, je me demande "ai-je assez vécu, "avant" ?".
J'ai voyagé, un peu. J'ai étudié, travaillé. Mangé dans des restos, passé des nuits debout. J'ai occupé mes fins de semaine juste pour moi! J'ai fait des activités de grands.
Mais... mon manque n'est pas tant dans ma vie à MOI.. mais dans notre vie à nous. Je suis tombée enceinte vite et même si je tente de me rappeler, les souvenirs de "nous" sont peu nombreux. Bien rapidement la bédaine a tout changé. Elle a imposé des nuits stables, une réorganisation de l'horaire, des sacrifices financiers, une planification de logement, etc.

Chéri et moi parlons parfois de nos projets "d'après". Quand les enfants seront grands. Avec ou sans eux, on parle de certaines choses. Je n'ai aucun regret, mais il me manque parfois du vécu de couple. On a si peu cherché comment occuper nos congés ensemble. Nous sommes devenus une famille, immédiatement.

Je sais que l'amour y est et qu'on n'est pas ensemble que pour les enfants. Je sais qu'un jour, on sera heureux de constater qu'on se retrouve entre adultes pour un weekend complet. Je me doute bien qu'on saura comment le meubler.
Je n'ai pas hâte que mes enfants grandissent et nous laissent cette liberté et malgré tout, parfois, je me surprends à y rêver...

Peut-être suis-je juste dûe pour un weekend d'amoureux avec mon chum??
Après 7 ans, pensez-vous qu'on le mérite?
Si Père Noël existait vraiment.........................

16 novembre 2009

Merci.

Je copie ce matin mon amie Julie et j'instaure une nouvelle habitude.
Que je préfère faire le lundi. C'est le "vendredi merci".
Pour ma part, comme je commence une nouvelle semaine le lundi, j'aime bien faire un retour sur la semaine d'avant!!
Donc...

Merci:

-À tous les intervenants qui se sont rencontrés lundi passé, pour discuter de Mélina et de comment l'aider dans son intégration scolaire. Je la sens bien entourée et je sais qu'il y a un réel souci humain de la part de ces gens face au bien-être de ma fille.

-À la visite de mon beau-père qui a rendu les enfants fous de joie (voir le visage de Mélina attendre l'autobus avec son grand-père ce matin, ça n'avait pas de prix!!).
Et à la visite de ma belle-mère qui est toujours précieuse pour les enfants et de courte durée. Les enfants ont adoré leurs cadeaux, mais encore plus les quelques heures de grand-maman juste pour eux!!

-À mon chum, pour les quelques heures dimanche où j'ai pu en profiter pour aller régler tranquille les achats de Noël

-Aux virus qui se sont finalement tenus tranquilles, même si on a eu la frousse de la gastro mercredi.

-À mon petit minou, pour sa petite main qui caressait mon cou, hier soir, quand je suis venue le rejoindre pour le dodo (il a gentiment prêté son lit à grand-papa et a donc fait dodo avec sa maman (et tous ses toutous!)).

-À ma puce, pour la belle fin de semaine de bonne humeur et pour ses efforts constants à l'école.


13 novembre 2009

À quelques semaines...

À quelques semaines du 4ème "anniversaire" de son départ.. j'ai retrouvé un texte, que j'ai écrit au décès de ma mère...

"Dans le blanc des draps
Dans le noir du jour
Je vois que tu t'en vas
Et que c'est pour toujours...

Dans mes rêves, tu me berces
Quand il fait sombre, t'es encore là
Dans mon voyage, y'a eu une trêve
Sur ton chemin, y'a eu une fin

Crois-tu en Dieu, crois-tu en moi?
J'aurai grandi, t'auras vieilli
Y'a le muguet qui s'ennuiera de toi
Quand mai redeviendra fleuri

Il y a un vide, un long silence
Je t'ai bercée, t'ai libérée
Le coeur crevé, la mort dans l'âme
Tu ne m'as pas vue pleurer.

La peur au ventre, je me sens seule
Le printemps n'a plus la même odeur
Ma vie n'est que le prolongement de la tienne
Maman, ma mère, mon beau souvenir

Croyais-tu en Dieu? Avais-tu la foi?
J'ai déjà vieilli, tu n'es plus là
Y'a mon décembre qui pleure de toi
Me vois-tu enfin, d'en haut, là-bas?"