16 avril 2012

Pâques et le chocolat!

Ici, Pâques est SURTOUT synonyme de congé.
5 jours, cette année, pour les cocos de la famille, 4 pour maman et 3 pour papa. (bon, faisons l'équation, ça a impliqué un peu de casse-tête, mais ce temps d'arrêt a au moins fait beaucoup de bien!

Un petit samedi chez grand-maman, 2 petits chocolats chacun et hop, c'en était de la fête qui n'a plus rien de religieux par chez nous.

Par contre, peu de temps avant Pâques, la VRAIE fête est arrivée dans une boîte, par la poste.
Notre deuxième envoi de Cocos Kinder est arrivé, au plus grand bonheur des enfants. La première avait été dévorée rapidement, la deuxième tend à se laisser désirer.

Un coco pour une fête, un coco pour une belle semaine de devoirs et un bel agenda... oui, oui, j'utilise mes cocos Kinder comme "motivation" (façon jolie de dire que je fais du chantage chocolaté!)

Le chocolat est bon, les surprises sont amusantes, les petits cocos jaunes servent à des chasses au trésor après dans la maison et l'emballage est utilisé comme rangement de petites billes, comme classement de retailles de papiers, comme séparateurs de familles de bonhommes....

Mes enfants, ce qui les nourrit, c'est le jeu. Avec tout et rien, bien sûr!
Malgré qu'on ait de nombreux diagnostics qui surplombent notre famille (autisme, tdah, dyspraxie, alouette..), je me trouve bien chanceuse d'avoir deux enfants en santé, aucun de ces diagnostics ne menaçant leur vie.

Kinder fait sa part pour les enfants, en s'associant, entre autres, au Réseau Enfants-Santé .
Sur le groupe Facebook on peut lire de touchantes histoires de familles de héros, qui ont traversé de grandes épreuves, combattu des gros méchants.

Ça aide à ouvrir son coeur, à donner au suivant, à partager ce qu'on a et à apprécier chaque jour un peu plus.

Décharge : je fais partie du programme MamanKinder et je bénéficie d’avantages en raison de mon affiliation au groupe. Les opinions exprimées dans ce blogue n’engagent que moi.

11 avril 2012

Trop simples...

Une vision de l'autisme, dans la tête d'une adulte qui a probablement ressemblé comme deux gouttes d'eau à ma doudoune.
Je la reconnais dans son discours.

J'ai mis le pied quelque part au fond de sa tête...
et une phrase me reste...

"On est si simples. C'est peut-être ça le problème. On est trop simples pour vous, c'est ça qui fait que vous nous trouvez compliqués"....

6 avril 2012

Billet coup de coeur de la semaine


http://michellemarcoux-mamantupperware.blogspot.ca/2012/04/le-miracle-se-poursuit.html


Parce qu'après des mois d'essais de médications différentes, un presque découragement... ils ont enfin trouvé quelque chose qui permettait à leur fils de croire en lui. D'être fier de lui. De se contrôler et de vivre des réussites!!
Bravo!!!!!

J'aime lire de si beaux exemples d'enfants en difficultés qui accomplissent des choses qu'on leur croyait interdites, avant... :)

30 mars 2012

Avancer, les deux pieds dans la boue.


Depuis le début de mon parcours de "maman-dys", je réalise qu'on réussit à apprécier TOUS les petits bonheurs, les petits succès.

On est exagérément fiers lorsque notre enfant apprend ou réussit quelque chose qui, pour le "parent ordinaire", n'est qu'une suite logique du développement de son enfant.

Je ne vous cacherai pas que j'ai pleuré, quand ma fille a réussi à faire avancer son vélo!!
Oui, elle a encore un vélo à "4" roues, même à 8 ans, mais pour moi, juste qu'elle pédale était un exploit en soi.
Je ne vous cacherai pas que l'écouter lire est encore un réel bonheur, parce que, de façon réaliste, j'étais consciente qu'il se pouvait qu'elle n'y arrive pas.
Je ne vous cacherai pas que je souligne chaque effort, que je fête chaque réussite, que je m'accroche à chaque progrès, même s'il est souvent suivi d'une régression.

Je sais maintenant pourquoi on développe ce réflexe.

Parce que de s'accrocher à ces petits-grands bonheurs, c'est ce qui nous permet de mettre un pied devant l'autre, chaque jour, même dans la boue.

Même dans la boue des jours où on donnerait volontiers notre place à un parent moins épuisé, moins endeuillé, moins alourdi par sa valise remplie.

Même dans la boue des jours où notre enfant ne sait plus compter, où ses yeux se remplissent de larmes parce que dans sa tête, tout s'est embrouillé et qu'il a perdu son chemin.

Même dans la boue des jours où pour se ressourcer, notre enfant passe des heures à aligner des voitures. Sans sourire, sans plaisir. Juste pour se "re-grounder" avec la vie.

Ces jours-là, on se rappelle qu'il est vivant. Qu'il sait lire. Qu'il pédale à 4 roues. Qu'il sait dessiner un cercle. Qu'il parle. Qu'il aime. Qu'il a attaché son pantalon seul. Qu'il nous a rendu meilleur par sa force et son courage.


1 mars 2012

Le jour de la marmotte.

J'ai lu, récemment sur un blog que j'apprécie, une maman parler du "jour de la marmotte", ce moment qui se répète inlassablement chaque après-midi, lorsque ses enfants lui demandent systématiquement si leur papa sera là ce soir.
Maman Tupperware

Ça m'a fait penser à notre propre film.

Vous vous souvenez de ce film, avec Bill Murray?

Chez moi, c'est tous les jours le 2 février.

Avec une enfant autiste et dyspraxique, il y a des routines rigides qui s'installent. Certaines y sont pour nous simplifier la vie, pour l'aider, pour rendre son quotidien plus facilement gérable. D'autres? Simplement instaurées par ma fille. Parfois à notre plus grand malheur.

Des exemples?

Chaque jour, en revenant de l'école, elle me demande si elle fera ses devoirs en premier et si papa reviendra souper.
Chaque soir, pendant le souper, elle me demande si ce soir, on lave les cheveux.
Chaque vendredi, elle me demande pour se mettre en jupe.
Chaque matin, elle demande si son bol de Barbie est propre et réclame son assiette de Barbie pour sa toast.
Chaque déjeûner, elle demande 2 toasts avec la même chose dessus et précise qu'elle la veut coupée en 2.
Chaque samedi matin, elle demande si on a à sortir en fin de semaine.
Chaque vendredi, elle me dit que c'est Mme Marie son professeur (sa prof fait les 4 autres jours).
Chaque soir, elle me demande si elle peut avoir de la crème glacée pour dessert.
Chaque soir, elle me demande de placer sa porte de chambre comme il faut et demande à papa s'il va travailler dans son bureau ce soir.
Chaque fois que Raphaël mange des céréales, elle lui demande de ne pas toutes les manger.

Je pourrais continuer longtemps..... et ça peut sembler banal...
Ça le serait, une fois de temps en temps. À la longue, ça devient tellement prévisible. Il faut en rire, mais certains jours, c'est lourd.
Parce que qui dit routine rigide et répétitive dit aussi difficulté à gérer le changement.

Chaque activité non-prévue doit être abordée de façon spéciale et risque de faire pouet-pouet.
Chaque changement amène le risque de débordement/crise/pleurs/anxiété.

Ne pas couper sa sandwich comme d'habitude peut résulter en un lunch non-mangé.

Difficile d'intégrer la variété dans notre vie. La surprise. La décision coup-de-coeur.
Le concept de vacances et de journées libres peut vous sembler reposant, mais quand on réalise tout ce qui se passe dans la tête de notre doudoune, on se rend compte que ça peut être drôlement déstabilisant!

22 février 2012

Numéros 3 et 4...

Numéros 3 et 4 n'y seront pas.

3 et 4 auront été précédés de 1 et 2.
3 et 4 auront été précédés d'allergies alimentaires sévères, de dyspraxie, de déficit d'attention avec hyperactivité, d'anxiété et d'autisme.
3 et 4 auront été précédés par un Epipen en permanence sur soi, une visite annuelle chez l'allergologue, 1 visite hebdomadaire chez l'ergothérapeute, 1 visite hebdomadaire chez l'orthophoniste, 1 visite hebdomadaire avec la neuropsy, 4 visites annuelles de plan d'intervention avec l'école et le centre de réadaptation...

3 et 4 n'existeront jamais.
J'ai deux mains pour en tenir quatre. Sur ces quatre petites mains, deux auront besoin des miennes plus longtemps.

J'ai peur que 3 et 4 fassent déborder mes mains. J'ai eu peur.

Peur de ne pouvoir faire que des bébés défectueux.
Peur d'être responsable de l'état de mes amours.
Peur d'être la raison pour laquelle ils ont eu des larmes dans les yeux à plusieurs reprises, pas juste lorsque je les chicanais, mais aussi lorsque la vie leur pesait lourd.
Peur ...

J'ai eu peur de tous ces mots. Toutes ces statistiques.
Celles-ci toutes confondues, elles nous donnent environ 200% de chances que 3 et 4 en fassent partie.
J'ai eu peur.

J'ai eu l'envie au ventre. J'ai rêvé de bébés dans mon coeur. Ils y resteront.
Il est trop tard.

Merci bébé Louis d'avoir été le dernier bébé que j'ai aimé si fort.

21 février 2012

La relâche!

Ça s'en vient!!
À grands grands pas pour certains, à plus petits pour nous (en mars!).

Depuis que mes enfants ont commencé l'école, c'est une semaine qu'on attend toujours impatiemment. Étant à la maison, je retrouvais mes enfants pour une semaine complète avec beaucoup de bonheur!

Cette année, c'est un peu différent... enfin, ça aurait dû l'être. Je travaille maintenant 5 jours par semaine, alors la relâche, je la voyais arriver avec tristesse....
Mais voilà que... le service de garde, c'est fermé à la relâche!
Et mon petit village n'offre pas de camp de jour. Oh, il offre bien sûr deux activités, une parent-enfant et l'autre de soir. Mais ça ne m'aide pas à aller travailler ça!
Ça et un de mes cocos que j'accompagne qui est en congé aussi (donc moins d'heures!).

J'ai donc pris les 3 jours qu'il me restait à travailler cette semaine-là de congé, pour offrir ce congé à mes enfants.

Chez nous, 9 jours d'affilée sans école ne sont pas une catastrophe! Mes enfants adorent jouer ensemble de longues heures, on a une belle routine, on a l'habitude et ça leur fait tant de bien!

La liberté de faire ce qu'ils ont envie de faire...

Prendre le temps de faire ce casse-tête de 150 morceaux qu'ils n'ont pas le temps de finir entre les devoirs et le souper.
Sortir la gouache, la peinture à doigts, la pâte à modeler, la pâte Fimo et s'amuser, créer!
Prendre une vieille boîte et la transformer en notre maison, avec du papier construction, des brillants noirs pour le toit, du Miracle Podge pour la finition, du tissu pour les rideaux, des chiffres autocollants pour l'adresse...
Aller glisser dans la cour, marcher dans le bois avec les chiens. Faire un feu dehors le soir, bien emmitouflés.
Aller patiner à la patinoire de mon enfance, si la météo nous le permet.
Cuisiner ensemble, mettre ses mains dans la farine pour se faire des biscuits ou un gâteau ou couper des fruits pour une grosse salade de fruits !
Aller à la librairie ou à la bibliothèque et se choisir un livre, qu'on lira ensemble sur le divan avec une doudou et de la musique douce.
Faire un village complet en Legos.
Jouer à la Wii, faire un après-midi cinéma-maison avec du popcorn et un coco Kinder à déguster!!

Oui, j'ai été choisie pour être une Maman Kinder dans les prochains mois! Mes enfants, qui n'avaient jamais goûté à ce petit oeuf en chocolat, ont littéralement "capoté" ! Ils se font des échanges de petits jouets, ils en espèrent un ou un autre, découvrent, suivent le plan pour le monter! Mon collectionneur de fils garde tous les oeufs de plastique pour ranger les jouets et s'amuse à les monter/démonter...

Votre relâche approche, aussi!
Vous auriez envie d'un petit budget supplémentaire pour faire de cette semaine une semaine encore plus spéciale? Un petit projet à réaliser? Une sortie amusante et agréable en famille?
Joignez-vous à la page Facebook de Kinder pour participer au concours My Kinder moments et courir la chance de gagner 500$ pour une relâche toute en folie!

10 février 2012

Sept lettres dans une valise.

Sept lettres.

Encore une fois, notre vie bascule.
Ce n'était pas suffisant de se sentir submergés par le plus pur et le plus grand amour au monde, il y a de cela 8 ans et 3 mois.
Ce n'était pas suffisant de plonger nos yeux dans le regard le plus brillant et profond qu'il nous ait été donné de voir.
Ce n'était pas suffisant de ne plus jamais prendre pour acquis notre présence sur cette Terre, notre rôle dans la société et l'impact que nous aurions sur nos prochains.

Notre vie bascule.
Sept lettres.

Malgré tout...

Tu es toujours celle qui a le regard turquoise des mers chaudes de si beaux pays.
Tu es toujours celle qui a le rire explosif et contagieux des gens profondément heureux.
Tu es toujours celle qui a les cheveux bouclés d'un petit ange.
Tu es toujours celle que j'aime le plus au monde. Tu es toujours celle-là.

Tu ne comprends pas très bien les émotions des gens.
Tu ne décodes pas le sarcasme, tu ne saisis pas le sens de la blague.
Tu trouves chinois tous ces double-sens, tout ce non-dit que les autres semblent deviner si facilement.
Tu ne sais pas lire le non-verbal des gens que tu côtoies.
Tu ne sais pas comment te faire apprécier des autres enfants, toi qui pourtant a tant à apporter.
Tu as envie d'aimer les mêmes jeux que tes pairs, mais tu préfères tout de même souvent la solitude de ta chambre, la lecture, la vie avec ton frère qui ne te juge pas, les jeux de rôles faits à ta façon et toujours pareils.
Tu voudrais grandir et faire ce que les grandes de ton âge font souvent, mais tu trouves souvent plus de réconfort dans le fait d'aligner tes petites voitures sur le même tapis.
Tu ris parfois lorsque ce n'est pas drôle.
Tu te sens parfois si en colère, sans savoir pourquoi, sans comprendre comment tu t'es rendue là.
Tu n'aimes pas la nouveauté, tu n'aimes pas les surprises, tu n'aimes pas les éclats sauf si c'est toi qui les a provoqués à ta façon unique.
Tu préfères rester à la maison, avec tes jeux connus et sécurisants, que de t'ouvrir sur d'autres intérêts à travers des sorties, des activités.
Tu n'aimes pas la spontanéité, tu préfères la routine.
Tu trouves difficile d'avoir des responsabilités, c'est déjà tellement de travail pour toi que de t'occuper de toi-même.
Tu fais des crises pour ce que nous, les adultes, considérons comme des pécadilles, mais qui pour toi, prennent toute la place.
Tu ne peux pas dormir si ta porte n'est pas bien placée ou si un livre semble en équilibre sur ton bureau.
Tu as brisé maintes et maintes choses, malgré ton âge avancé, parce que tu aimes jouer avec les boutons, les roulettes et les interrupteurs sans pouvoir te contrôler.
Tu as besoin d'aide au quotidien, encore, et tu le sais.

Tu as 8 ans et pourtant, tu n'es pas une petite fille de 8 ans comme les autres.
Tu es la même qu'hier, la même petite perfection que j'ai mis au monde il y a un peu plus de 8 ans. Celle à qui j'ai promis la lune et toutes les étoiles qui brillent, celle à qui j'ai fait la promesse de rendre sa vie belle et enrichissante.
Tu es la même petite perle, tu as la même naïveté dans ton regard, même si celui-ci se teinte doucement avec les épreuves et les murs qui se dressent devant toi.
Toi toute seule n'arrive pas à les bouger, ni même à les contourner.

Je suis encore là.
J'ai ajouté ces sept petites lettres dans notre valise de vie. Elle est lourde. On nous oblige pourtant à la porter 24h sur 24, avec toi. Pour l'instant, tu n'as pas la force de la promener seule. Elle est si pesante. Moi-même, je voudrais bien qu'on m'offre des roulettes pour m'aider, un bras fort pour la traîner avec moi quand je me sens faiblir.

C'est peut-être juste une valise de mots, mais elle est lourde de sens, lourde de vécu, lourde de conséquences.

Cette valise, c'est notre clé pour te comprendre un peu mieux. Avec les mots et les lettres, on la remplit aussi d'outils pour qu'ils t'accompagnent et te facilitent la vie.
J'y mets aussi des mots d'amour, des bisous et des câlins.

Je t'aime ma doudoune. À mes yeux, tu es parfaite. Même quand ils sont remplis de larmes et de douleurs.

Est-ce que quelqu'un pourrait prendre la clé du compartiment à lettres et la jeter très loin?
Je ne veux plus remplir ce compartiment. Il est assez lourd. Je garderai grand ouvert celui des outils et celui de l'amour. Mais l'autre, il a atteint le maximum. Je zippe la fermeture éclair. J'installe le cadenas. Je donne la clé.

Je viens d'y insérer le mot : "autisme".


13 janvier 2012

Les petits bonheurs..

La conciliation travail-famille (oh ça y est, je sors les grands mots!!! -maux?-) a ça de prévisible que les semaines se suivent et... se ressemblent.

Grosso modo, du lundi au vendredi, la routine est au quart de tour pour qu'on arrive au drink du vendredi en même temps que tout le monde. (bonheur #1-drink du vendredi!)

Oh, bien sûr, il y a parfois des rendez-vous qui s'ajoutent ou s'enlèvent, une journée où on finit plus tôt (bonheur #2-finir plus tôt!), une réunion de parents, une amie qui ne file pas et a besoin d'une soirée café-causerie (bonheur #3-café .. mmm...) , alouette.

Mais qu'on se le dise, à partir du dimanche soir, on tombe souvent sur le pilote automatique. On doit penser au lunch du lendemain, même si on a pas vu le bout de la vaisselle du weekend encore... (bonheur #4-un lave vaisselle qui fonctionne!) On doit planifier notre semaine de travail, remettre le lavage à zéro, vérifier les sacs à dos pour s'assurer qu'un truc à signer ne nous a pas échappé, alouette.

Et on vogue ainsi jusqu'au vendredi soir. 17h. Heure du drink. (avant.. après.. peu importe.. on a toutes notre heure butoir.)

Et on reflète sur la semaine qui vient de passer. On planifie le weekend. Lui aussi a parfois son lot de routine. Le cours de natation, l'épicerie, la visite chez belle-maman, alouette. Ou ses imprévus agréables ou non. Comme un souper entre amies (bonheur #5-un souper de filles), une soirée cinéma à la maison (bonheur #6-soirée sous la doudou), un appel doux, une fête d'enfant, une sortie, alouette.

Les petits bonheurs, même dans une semaine où on a l'impression de vivre le jour de la marmotte encore et encore (bonheur #7-un film dont on ne se lasse pas!), ils sont là. Parfois, ils prennent des proportions importantes (bonheur #8-un congé tempête qui me force à manquer le boulot, faute d'alternative), mais bien souvent, ils se cachent ici et là.

Dans cette machine à café qui, dégageant encore l'odeur du neuf, nous crache un cappucino en 2 temps 3 mouvements le mardi matin pendant qu'on se maquille (bonheur #9-le cappucino) (bonheur #10-travailler dans un milieu de travail qui se fout de mon look de star!).
Dans ce petit calepin dans lequel on aime tant écrire avec un crayon coloré (bonheur #11-consommation impulsive de calepins et de crayons).
Dans ce thé chaud qui goûte l'amitié (bonheur #12-David's Tea).
Dans notre chanson préférée à tue-tête dans la voiture, même dans le traffic ou la tempête (bonheur #13-James Durbin).
Dans une fin d'après-midi passée à glisser sur une crazy carpet, une luge ou une soucoupe, sous les flocons (bonheur #14-l'hiver? ................. mmmm..... non. la crazy carpet!)
Dans une revue dans la boîte aux lettres (bonheur #15-Coup de pouce)
Dans une paire de jeans neuve qui nous donne l'impression de porter du mou tout en étant chic (bonheur #16-Costco et ses deals surprenants!).

Il n'en faut souvent pas plus pour se permettre de rêver à ce que la semaine prochaine pourrait nous réserver..............

1 janvier 2012

Bilan-année 2011

Inspirée par La mère est calme: http://www.la-mere-est-calme.com/2011/12/mon-top-10.html

Cette année, mon bilan ne se fera pas mois par mois. Il faut se le dire, j'ai eu quelques mois très plates!
Voici tout de même mon bilan de fin d'année 2011, qui s'est achevée hier, me rappelant par le fait même que le 31 décembre, j'ai ajouté 1 an de plus sans ma maman.. 6 ans déjà se sont écoulés. Elle ne me manque pas moins.

Top 10 de l'année 2011.

Numéro 10: Le nouvel emploi de l'amoureux.
Mon chum a commencé un nouvel emploi, début janvier. Un emploi tout à fait à la hauteur de sa compétence professionnelle. Je suis très heureuse pour lui.
Cet emploi a un peu modifié notre horaire familial, vu qu'il passe entre 2 et 4h dans sa voiture par jour en plus de ses heures de travail. Inutile de vous dire que souvent, je me suis sentie monoparentale....

Numéro 9: Les thérapies de ma doudoune.
En 2011, nous avons pris des pauses. De longues pauses. Mélina vieillit, manquer l'école commençait à être problématique pour elle. Nous avons donc demandé un arrêt/ralentissement des thérapies. Plus d'orthophonie ni d'ergothérapie pour l'instant. Elle a vu la neuropsychologue quelques fois, moi plus souvent qu'elle pour discuter et tenter des trucs. Pendant l'été, un blitz. Équithérapie, gracieusement offert par le centre de réadaptation et Groupe d'habiletés sociales.

Numéro 8: Nos belles vacances.
Cet été, moi et les enfants avons eu 68 jours de vacances. Un bel été. Chaud. Rempli.
De petits riens et de grandes choses. Deux semaines en famille, aussi, pendant lesquelles, entre autres, nous sommes allés au chalet de l'oncle de mon amoureux pour un 2 jours parfait!
Mélina a été très malade en août, mais j'ai tout de même passé de fabuleuses vacances avec mes enfants et j'ai eu le coeur gros le premier matin d'école. Ce qu'ils me manquent quand ils n'y sont pas, surtout après 68 jours à temps plein avec moi!

Numéro 7: Apprendre à gérer 2 écoliers.
Mine de rien, maintenant que les 2 ont des leçons, des devoirs et tout le bataclan, j'ai dû revoir la gestion école/maison. Moi qui suis pourtant si organisée, j'ai trouvé le début d'année déstabilisant. Le temps de trouver notre confort.
Raphaël est un premier de classe, ça aide beaucoup. Il prend beaucoup d'autonomie, il fait tout vite et bien, aucune perte de temps. Ça laisse encore la place à ma belle, qui en arrache pas mal pour sa 2ème année.

Numéro 6: Mon nom dans un livre.
Après avoir répondu à un appel sur Facebook et envoyé un texte, composé en l'honneur de ma fille, j'ai eu la surprise d'apprendre que mon texte avait été choisi pour figurer dans un recueil collectif de lettres. Ce dernier sera publié à l'automne 2012.
Ce n'est pas exactement ce dont je rêvais, mais une lettre de moi à ma fille sur papier, dans un livre, sera un bon début. Un jour, je l'espère, mon nom figurera sur la page couverture d'un autre.

Numéro 5: Maya.
En janvier, nous avons accueilli à la maison un 2ème chien. Après l'adaptation des premiers jours, notre Taxi est maintenant plus qu'heureux d'avoir une amie chien avec lui tout le temps. Maya est une chienne labrador/berger allemand, noire. Un vrai chien de zoothérapie, si vous voyiez l'effet qu'elle a eu sur Mélina!!!

Numéro 4: Comprendre ma Mélina.
Les rencontres avec l'enseignante. Les échecs scolaires. Les difficultés sociales. Les misères à la maison. Les rendez-vous avec la neuropsy qui ne mènent qu'un demi pas plus loin. Des formulaires remplis. Des questions... pas de réponse. Des symptômes. Des pistes.
Après que notre pédiatre nous ait envoyé consulter en pédopsychiatrie, nous voilà maintenant en attente d'un autre grand rendez-vous. Après avoir passé des mois à tenter de comprendre le chemin que prenait Mélina, nous avons peut-être maintenant une piste. Le 6 janvier prochain, nous aurons un rendez-vous qui pourra, encore une fois, changer un peu notre vie.. Pour le meilleur et pour le pire.

Numéro 3: Maison à vendre.
En juin, nous avons installé une pancarte devant la maison.
Elle n'est toujours pas vendue et nous changerons d'agent en janvier, mais...
Nous laissons à d'autres le soin de finir de la réparer et nous tenterons d'oublier ces quelques années parfois cauchemardesques. Un grand stress... on verra où ça mènera!

Numéro 2: Dyspraxie et cie!
Notre blogue, www.dyspraxieetcie.com a pris un bel envol. Nous sommes maintenant citées dans des pamphlets remis aux parents via certaines associations, clubs, activités adaptées. Nous sommes citées à la radio de Radio-Canada, à la télévision (RDI santé, Télé-QC Une pilule, une p'tite granule...) Un forum de discussion est maintenant associé à Dyspraxie et cie et d'autres projets prendront vie dans les prochains mois. À quatre, en 2011, on a réussi de belles grandes choses pour ce blogue.

Numéro 1: Un emploi, enfin!
Trouvé à la dernière minute, début décembre. Il a bien failli me filer sous les doigts ce boulot. Un CV envoyé un vendredi matin, la directrice me rappelle pour me dire que quelqu'un a été engagé la veille et qu'elle commence lundi. Elle est déçue. A aimé mon CV. Je suis déçue, j'aimais presque tout de cet emploi.
Le lundi suivant, en pyjama avec mon café, je ne me doutais pas que c'était mon DERNIER matin de maman à la maison. Téléphone à 9h45, l'autre ne s'était pas présentée. Douche-habillage-route-entrevue, je suis revenue en m'arrêtant à l'épicerie faire des réserves, j'ai commencé le mardi matin à 8h!
Je suis accompagnatrice de deux petits bonhommes à défis particuliers dans un CPE.
Horaire parfait, salaire intéressant, travailleure autonome. Pas de service de garde pour mes cocos (sauf en pédago!). Ça valait la peine d'attendre!

Ce que je me souhaite en 2012?

La santé. Parce que recommencer à travailler en CPE après 8 ans, croyez-moi, c'est rock & roll sur le système immunitaire!
Des folies. De belles réussites. Faire naître des projets.
Croire en mes idées.
Mettre du mauve, du turquoise, du jaune fluo et du orange dans mon quotidien!!

31 décembre 2011

Mot-phare 2012

http://aliedwards.com/2011/12/one-little-word-2012.html

Connaissez-vous ce projet? Celui de se choisir UN mot. Un mot qui guidera votre prochaine année. Ce n'est pas une résolution... C'est une ligne de pensée, un chemin à prendre. Une inspiration. Une façon de changer notre vie, petit pas à la fois!!

En 2010, j'avais choisi Équilibre. Équilibrer mes rôles de maman/femme/etc... Équilibrer le budget. Équilibrer mon quotidien....
En 2011, j'avais choisi Simplicité. Épurer ma maison, simplifier mon organisation quotidienne des repas, ménage, devoirs, etc. Faire des listes. Redonner un sens à chaque pièce de la maison. Réduire le superflu pour me concentrer sur l'essentiel. Simplifier mes besoins, donc réfléchir longtemps avant d'acheter.

Cette année, mon mot a été long à se créer une place.
J'attendais l'inspiration. J'attendais qu'il se blottisse de lui-même dans ma vie.

Le voilà enfin.

"Renouer".

Je veux tout d'abord renouer avec mes passions. L'écriture, en premier lieu. Mon rêve? Publier un roman.

Renouer avec ma passion pour la photo. Ma passion pour le scrapbooking.

Renouer avec moi-même, me laisser inspirer par mes envies.

Renouer avec mon amoureux, le plaisir d'être en couple. Se permettre du temps en couple, ici et là, chose qu'on n'a pratiquement jamais fait.

Renouer avec le plaisir d'être une maman, pas une thérapeute.

Renouer avec les pilliers de ma vie, ceux qui me tiennent debout depuis toutes ces années.

Renouer avec ma passion pour la cuisine. Revoir mon système de planification des repas pour mieux en profiter!

Dénouer les noeuds douloureux et renouer avec les plaisirs simples de ma vie.

Renouer avec le quotidien, avec les petits pas, les marches au coucher du soleil, la lecture en après-midi, les élans créatifs et sans objectif.

Renouer avec mes idées, mes projets, mes objectifs de vie, de carrière. Avec mon corps, ma tête et mon coeur.

Renouer avec MA vie. :)

21 décembre 2011

Les Fêtes


Chaque année, ça revient. Toujours à la même date... et pourtant, certaines années, on croit dur comme fer qu'on n'y arrivera pas en même temps.
Que le 25 décembre va arriver bien avant nous ...

Le Père Noël a un peu d'avance sur vous? Peut-être...

Il y a 2 secrets pour que notre compteur de temps arrive à zéro avant celui du Barbu.
1er: la planification!
2ème: le lâcher prise!

Planifier son Noël, c'est acheter les cadeaux en novembre, alors que les magasins sont encore relativement tranquilles, qu'il y a des spéciaux intéressants, que la fatigue et le stress ne nous font pas faire des achats compulsifs.
Planifier, c'est aussi connaître son menu, faire les courses en novembre aussi, préparer même de la bouffe lors d'un gris weekend d'automne et la congeler jusqu'au 24.

Planifier, c'est se faire un petit calendrier, en décembre, de ce qu'il reste à faire. S'organiser, parce qu'on ne sait jamais quand, par exemple, la gastro viendra scrapper les 3 jours qui nous restent avant le Réveillon!
Il y a presque toujours des imprévus, mais lorsqu'on s'organise, il reste un peu de temps de lousse pour ceux-ci. Pour cette année, il est un peu tard, par contre... ;)

Lâcher prise, c'est faire emballer ses cadeaux au centre d'achats, après les avoir achetés.
C'est de refuser de recevoir toute la famille à Noël et laisser le tour à quelqu'un d'autre OU suggérer de louer une salle et commander du traiteur ou du restaurant.
Lâcher prise, c'est de sortir les draps de secours du garde-robe pour les invités qui restent à coucher, plutôt que de laver les lits en vitesse entre la mise en plis et la tourtière qui cuit.
Lâcher prise, c'est de se faire un réveillon en pyjama avec un peu de poussière sous les divans, mais beaucoup de plaisir dans les yeux.
C'est refuser une invitation supplémentaire. On a déjà fait cette gaffe, vouloir profiter des Fêtes pour voir tous ceux qu'on aimait... Résultat? Les derniers, on a fini la soirée écrasés sur le divan à bâiller aux corneilles et tous se dire qu'on avait déjà eu plus de fun !! La vie ne s'arrête pas le 1er janvier... repoussez donc quelques invitations plus tard en janvier (qui se compose de quelques weekends, rassurez-vous!!!)
Lâcher prise c'est se dire que même si on travaille dans le temps des Fêtes, on peut se faire plaisir. En ramenant, un soir par exemple, un repas du resto qu'on mangera au salon en jouant avec les jeux reçus ou en regardant un bon film de Noël avec les enfants.

Lâcher prise, c'est se rappeler nos Noëls d'enfants... la magie de revoir les cousins/cousines, oui! Mais surtout celle de jouer longtemps en pyjama avec les cadeaux reçus, pendant les vacances scolaires. De manger les restants du réveillon pendant des jours...

L'effervescence du temps des Fêtes, ça peut être agréable pour certains... Mais si vous trouvez ça épuisant, ramenez-vous à la base!
La magie d'être ensemble et -presque- sans horaire.

27 novembre 2011

Avent 2011-la préparation

Ce mignon petit lutin, il s'appelle Harold.

Dans les deux dernières années, il a pris une grande place dans notre famille pour les célébrations de Noël.

Début de l'histoire ici.

L'an passé, le matin de Noël, le fameux chapeau de lutin trônait au sommet du sapin, accompagné d'une lettre d'Harold. Harold a décrété que Mélina et Raphaël avaient été si généreux de bien vouloir lui redonner son chapeau, qu'ils méritaient bien de le garder pour toujours et de faire partie de la grande famille des lutins du Père Noël.

Cette année, pas de chapeau dans la magie. Raphaël y tient beaucoup trop pour risquer de le reperdre.

Mais maman n'a pas oublié Harold.
Ainsi, pour célébrer chaque jour de l'Avent, une petite enveloppe avec un chiffre apparaîtra tous les matins. Un message d'Harold y aura été inséré, pour faire patienter les enfants jusqu'au 25 décembre.

Des messages variés, tout pour entretenir une petite magie et créer de beaux moments.
Voici quelques exemples.

pastedGraphic.pdfBonjour mes petits lutins,

Ce soir, après le souper, demandez donc à maman pour aller vous promener au village. Vous verrez, les décorations sont superbes, le soir.

Bonne promenade! Lutin Harold



pastedGraphic.pdfBonjour mes petits lutins,

Vous pourriez préparer des cartes de Noël pour les gens que vous aimez. Grand-maman et grand-papa seraient très heureux de recevoir du courrier eux aussi!

Bon bricolage! Lutin Harold



pastedGraphic.pdfBonjour mes petits anges,

Quelle belle journée pour aller visiter le Père Noël avec papa et maman! Ça lui fera plaisir de vous voir! C’est la fête de Papi aussi, n’oubliez pas de lui téléphoner!

Saluez Père Noël pour moi! Lutin Harold



pastedGraphic.pdf Bonjour mes petits anges,

J’ai apporté de beaux livres d’histoires de Noël que vous pourrez lire d’ici le 25 décembre, avec vos parents. J’ai aussi laissé des dessins à colorier et des collants pour bricoler!

À demain! Lutin Harold




pastedGraphic.pdfBonjour mes petits lutins,

Noël est dans une semaine. Ce serait généreux de préparer des gâteries pour les gens autour de vous. Vos voisins aimeraient sûrement se sucrer le bec avec vos pâtisseries préparées avec amour.

Bonne popotte! Lutin Harold



pastedGraphic.pdfBonjour mes petits lutins,

Ce soir, maman fera un souper bien spécial pour fêter le début des vacances. Est-ce qu’elle gardera la surprise?

Bon appétit! Lutin Harold

10 novembre 2011

L'existence du Père Noël

Mercredi soir, après les devoirs..
Fiston dessine près de moi...

"Maman... Élizabeth, chez elle, sa chambre est en haut. À Noël l'année passée, elle a regardé en bas dans sa cuisine pour voir le Père Noël....... Sa maman mangeait les biscuits...... "

Silence.............
Très long silence.........
Je n'ose rien dire, de peur d'enligner le tout dans la mauvaise direction......
J'attends...... J'entends même Rudolph pleurnicher au loin, de peur.....

"Maman??........ Il existe hein le Père Noël?.... "

Mon fils a 6 ans et demi. Il réfléchit parfois comme un enfant de 10 ans.
Mais sur celle-là, il réfléchit avec son coeur d'enfant. Son coeur d'enfant qui aime y croire.

Son coeur d'enfant qui aime se lever le matin de Noël, regarder en bas des marches et chercher les traces de la poudre magique laissée par le Père Noël. Celui qui s'émerveille quand il arrive au salon et qu'il voit les paquets sous l'arbre.

Ce même coeur qu'il met dans une enveloppe, avec une lettre pleine d'images découpées et collées, de mots écrits maladroitement à la main, de bisous partout et de bonheur anticipé.

Il y croit malgré l'incohérence de la chose.
Ce petit bonhomme qui se demande déjà pourquoi certaines choses sont permis aux grands, mais pas aux petits...

Il n'arrive pourtant pas à s'expliquer comment le Père Noël transporte tout ça dans son gros sac. Comment les rennes volent. Comment il fait pour rentrer chez nous sans faire japper nos chiens.
Il ne s'explique pas non plus pourquoi le Père Noël amène des cadeaux juste aux petits.

Mon amour.. si certaines choses sont permises juste aux grands et pas aux petits... c'est parce qu'être petit, ça vient avec tout plein d'autres privilèges. Comme celui de vivre dans un monde magique.

Ça vient avec le privilège de ne pas savoir ce que c'est, compter les sous et réarranger le budget pour offrir des jouets tant désirés à nos précieux trésors.
Ça vient avec le privilège d'apprécier la musique de Noël, même si c'est chanté faux par une chorale d'enfant.
Ça vient avec le privilège d'attendre impatiemment le moment où les cadeaux seront développés et aller jouer pendant des heures après, alors que les grands attendent le relevé de carte de crédit ou les factures doubles du mois d'après pour avoir payé tout ça.

Être petit, c'est avoir le privilège de voir encore la magie de Noël.
Oui, ça t'enlève le droit de rester debout très tard pour regarder "Joyeux Noël Shrek" un soir de semaine, mais au moins, tu n'as pas eu à tourner en rond pendant 45 minutes dans le stationnement du centre d'achats bondé de gens pressés qui remplissent leur carte de crédit ou comptent les paquets pour s'assurer d'être juste.

"Maman.. il existe hein?"

Être petit, c'est se faire dire que mentir, c'est mal.
Être grand, c'est savoir que parfois, mentir, ça fait mal moins vite.

"Mon coeur, il existe si tu y crois!"

J'y crois aussi.
Je ne suis pas riche. Mes enfants ne sont pas gâtés pourris.
Alors je ne suis pas pauvre. Ils croient encore que la magie de Noël réside dans le buffet qu'on se fait, tous les 4, la veille de Noël dans le salon en regardant des films et en jouant à des jeux de société.
Je ne suis pas pauvre. Ils croient encore que ce jour, c'est le plus beau jour de leur vie.

Pas parce que le dessous du sapin est rempli.
Pas parce qu'ils ont eu tout ce qu'ils ont demandé.

Mais parce que la magie a opéré.

Un jour, quand viendra le temps.. la magie cessera.
On aura des traditions bien ancrées qui garderont ce temps spécial.
On aura des souvenirs.
On s'aura. Même si le dessous du sapin n'est pas rempli.


11 octobre 2011

En congé!!

Je ne sais pas si c'est moi qui vient de le remarquer ou si je fais face à un nombre anormalement élevé de gens fatigués, mais tout cela m'a amenée à une réflexion.

C'est quoi, être "en congé" ?

J'entends mes amies dire "j'ai besoin d'un congé.. je rêve d'une journée de congé... "
Je les entends même dire, lorsque les enfants sont chez papa, ou à l'école, ou chez les grands-parents pour le weekend, qu'elles ne sont pas "vraiment en congé".

J'entends alors.. que le lavage n'arrête jamais.
Qu'elles doivent en profiter pour faire le ménage et l'épicerie.
Qu'elles ont pris un rendez-vous pour ci ou pour ça.

Lorsque les enfants sont là, oh misère, on crie au drame si j'ose dire que le weekend est un beau congé en famille.

Bon. Mettons une chose au clair. Je suis consciente que pour l'instant, je ne travaille pas et donc, je peux tout faire la semaine et profiter de mes weekends un peu plus qu'un parent qui travaille à temps plein. Je le sais, vos weekends sont remplis d'obligations.

Mais....

SIIIIIII on se créait un congé?
Ou mieux.. SIIIIII on changeait notre définition du mot congé?

Ne serions-nous pas un peu moins fatiguées, négatives, déprimées, débordées si on apprenait à profiter de ces moments. Ces moments où le cadran ne sonne pas le matin. Ces moments où on ne panique pas à l'idée d'avoir oublié de mettre un "ice pack" dans la boîte à lunch ou d'avoir retourné le cahier de dictées signé.

Un congé, quelques amies m'ont dit que c'est lorsqu'elles étaient seules et sans aucune obligation. Pour ça, ça prend une gardienne, du temps, un endroit "ailleurs" même peut-être, une organisation d'enfer le reste de la semaine pour tout faire et arrêter l'esprit en paix.

C'est compliqué, non, pour relaxer?

Et SI on choisissait nos batailles le weekend, pour profiter du temps qui passe?
Si on prenait notre vendredi soir, (ou un soir de semaine) seule, par exemple, pour aller faire l'épicerie tranquille.
Si on décidait que le samedi après-midi, on faisait une sortie en famille ou une activité à la maison.

Si une fois de temps en temps, on vivait dans notre maison, sans le bruit de fond du lave-vaisselle, de la laveuse ou de la balayeuse.

Si on apprenait à considérer qu'une journée sans routine, c'est un congé. Non, ce n'est pas une VACANCE. La vie de parent n'arrête pas.
Mais faire les choses à son rythme, choisir des activités qu'on aime, profiter du soleil d'après-midi, lire à 11h un article dans une revue.
Prendre son café en pyjama en feuilletant le journal.
S'étendre sur le divan pendant que les enfants jouent.

Changer la définition de congé, il me semble que c'est déjà reposant.

À trop attendre le moment où on pourra se payer ce weekend de couple dans une auberge pendant que les enfants sont à la maison avec grand-maman qui cuisinera les repas de la semaine et fera notre lavage... pourquoi ne pas relaxer, profiter, vivre ici et là, lentement, plus lentement, et considérer que ça fait du bien?

4 octobre 2011

La vie, la vie...

(clin d'oeil à une série télé que j'ai beaucoup aimé, par le fait même.)

La rentrée est passée.
Les livres ne sentent déjà plus le neuf.
L'odeur du Sharpie est disparue.
Certains coins de duo-tangs commencent déjà à plier.
La boîte à lunch à motif de football a déjà passé une nuit dans l'école.
Les devoirs sont longs.
Ma doudoune aime les lettres attachées, même si pour elle, c'est un défi qu'on ne relèvera pas à tout prix.
Mon fils lit des petites phrases et en est très fier.
Comme prévu, la 1ère année est plutôt facile pour lui.
L'enseignante de ma fille a téléphoné 3 fois à la maison.
Mon fils s'est fendu la tête dans l'autobus.
À cause d'un congé maladie, ma fille en est maintenant à sa 3ème accompagnatrice, cette année.
Les CVs que j'envoie ne donnent pas suite... j'en envoie d'autres.
J'ai fait le tour de mes idées de lunchs, déjà.
La gestion des devoirs non autonomes X 2 va quand même bien. La facilité de fiston y est pour beaucoup.
J'ai redonné mon nom, je suis sur le Conseil d'établissement de l'école.
J'ai démissionné du Comité EHDAA de la Commission scolaire.
J'ai des idées qui germent. J'ai des amies qui ont des idées qui germent. J'ai besoin de projets.
J'ai renoué avec la solitude. Et en ai profité pour aller déjeûner au resto avec une amie, petit plaisir coupable en attendant une job.
Je suis motivée à parler plus et encore plus de la dyspraxie. Ça paraîtra, bientôt!
L'automne est installée, il fait froid, mais je résiste à partir le chauffage.
Apparemment, les pommes se sont déjà rares dans les vergers, on aura manqué notre coup?

Septembre est terminé, laissant derrière nous les premiers éclats de cette nouvelle année (les années commencent en septembre, une fois qu'on a des enfants d'âge scolaire!!).

Et vous, la vie la vie.. ça va comment?


13 septembre 2011

Un matin PITA

Vous en avez, vous, des matins PITA?
Y'a des journées PITA, des patrons PITA, des voyages PITA, des réunions PITA, même des tâches domestiques PITA....

Mais pour nous, c'était un matin PITA aujourd'hui.

Parce que j'ai eu du mal à m'endormir.
Parce que juste comme je m'endormais, je me suis fait réveiller par un grand cri de panique.
Parce que quand j'ai fini par pouvoir aller me recoucher, j'ai eu du mal à me rendormir.
Parce que le cadran a sonné trop tôt.
Parce que j'avais un fils qui ne voyait pas clair et faisait des dégâts plutôt que de bien gérer son autonomie.
Parce que j'avais une fillette de bien mauvaise humeur, qui m'enlignait crise par-dessus crise.
Parce que chéri n'a pas eu le temps de faire du café avant de partir, alors je ne pouvais même pas me rabattre sur ça pendant que je faisais les lunchs.

C'était pas catastrophique, mais.. assez pour mériter le nom de matin PITA.

Alors.. vous savez ce que c'est ?

8 septembre 2011

Funtropolis


J'ai reçu, cet été, des billets pour le Funtropolis, un centre d'amusement pour enfants situé à Laval.

Un bon matin, avec une amie seule avec sa plus vieille -et en grand besoin de dépense d'énergie- et mes deux cocos fin-de-vacance-on-ne-s'endure-plus-dans-la-maison, nous nous y sommes rendues.

Oh. Que je n'avais pas mis les pieds dans ce genre d'endroits depuis.. des lunes!!
Oui, j'étais bien allée au Cache-à-L'eau à Boucherville, du bon vieux temps où je travaillais en CPE. Mais on dirait qu'en CPE, on est habituées au bruit constant. Pas en tant que maman.

Cette journée-là, deux ou trois camps de jour avaient le même "planning" que nous, ajoutant à la ribambelle de joyeux enfants s'époumonnant dans des tunnels et des glissades ou risquant leur vie dans la zone fusil à balles. Parce que c'est de vivre dangereusement que de passer une journée dans ce genre de centre.

Premièrement, en moins de deux, on a COMPLÈTEMENT perdu nos enfants. (Bon, je dis NOS enfants, mais ça a pris pas mal plus de temps à perdre ma doudoune, très anxieuse face à tout ce bruit et ce parcours moteur si imposant). On dit "Go!" après avoir enlevé les souliers et on se dit "Zut, j'aurais dû leur demander de se rapporter une fois de temps en temps". Mais bon, aucune chance de les perdre réellement, sinon que de vue.

Deuxièmement, lorsque pour une raison X on en cherche un, il faut être prêt à se faire piler sur les pieds, crier dans les oreilles ou pire, se faire attaquer par un canon à balles plus puissant que l'excitation du petit bonhomme posté derrière depuis plus d'une heure et qui se prend pour Rambo.

Troisièmement, il faut être prêt à manger pogo-hot dog-frites-croquettes pour dîner. Mais quel enfant ne serait pas heureux que les gentilles mamans, qui avaient pourtant décrété qu'elles partiraient avant le dîner (et dont l'une d'elle -moi- avait même poussé l'audace jusqu'à amener un lunch pour dans l'auto en repartant!), décident que finalement, on étire le plaisir -le leur!- et on dîne là pour pouvoir profiter encore un peu des jeux en après-midi!!!

Ce fut une très belle journée. Croyez-moi, y'a de l'ironie dans ce que je dis. Oui, c'est très bruyant. Les enfants -format groupe imposant- ne sont pas tous de tout repos. Oui, ça arrive qu'un des nôtres reviennent en pleurant. Un pied dans le front, une balle derrière la tête ou pire, un adulte (oui!) qui réclame son canon à balles de façon peu..... "mature" !!
Oui, le dîner est tout sauf nutritif. Mais... qui n'aime pas ça, une fois de temps en temps, hein? :)

Évidemment que c'est beaucoup plus amusant pour les enfants que pour les parents. Eux n'ont pas à gérer le début de migraine qui arrive sans s'annoncer au moment où on passe le guichet.
Une amie m'avait suggéré des bouchons. Pas fou!

Mais le bruit, on s'y attendait!! Le reste, le Funtropolis remplit TRÈS bien son mandat! Amuser les enfants, leur faire dépenser de l'énergie, de beaux défis moteurs pour des enfants comme ma doudoune. On y a passé près de 5h et les enfants n'étaient pas tannés! :)

Raphaël m'a même lancé un "ouff... je suis fatigué" en embarquant dans la voiture pour revenir!
Et moi, j'ai mis un peu de musique pour le trajet du retour, mais.. pas fort, pas fort.

1 septembre 2011

La rentrée 2011

Pas facile, pour une doudoune comme la mienne.
Deux enfants, deux rentrées bien différentes. Les photos parlent d'elles-mêmes.