29 mai 2011

Le mariage d'une amie



Parce que je l'aime, j'ai envie de vous montrer quelques photos que j'ai pris du mariage de ma très très bonne amie.
Un couple que j'adore avec qui j'ai pu partager leur beau moment!!














18 mai 2011

Avis...

J'ai reçu beaucoup de messages concernant mon "autre blog".

Je ne vous ai pas bloqués, je l'ai tout simplement "fermé". Rien effacé, mais il n'y a plus que moi qui y a accès.
J'alimenterai ce blog-ci, plutôt!!! :)

14 mai 2011

Gagner ...

J'ai entendu parler des auditions de Star Académie aujourd'hui et ça m'a fait penser à ma doudoune.

Elle a, elle aussi, récemment passé une audition. Elle n'a rien demandé, elle ne chante pas particulièrement bien, ne suit aucun cours de danse, ne peint pas ni ne joue d'un instrument de musique.

Vous le savez, ma doudoune, son prix, elle l'a gagné à la loto de la vie.
La génétique s'est dit "tiens, celle-là, on y ajoute un petit challenge".

J'ai reçu un appel il y a quelques jours du centre de réadaptation que l'on fréquente.
Me disant que ma fille avait été choisie. Je n'ai rien rempli, je n'ai postulé nulle part et pourtant, un jury s'est penché sur son cas et a décidé de la choisir, elle et 5 autres enfants, pour un "prix spécial".

Un privilège réservé à un groupe VIP.

Mélina suivra, cet été, des scéances d'équithérapie.

Un mince prix de consolation. Je suis folle de joie pour elle. J'ai entendu plusieurs fois le mot "chanceuse" dans les exclamations des gens autour de moi.

Chanceuse? Vous ne réalisez peut-être pas la chance que vous avez de ne PAS y avoir droit. C'est si simple d'ouvrir le journal local et de choisir, selon les goûts de nos enfants, une activité sportive ou artistique qui les stimulera. Si simple.

Mais c'est un grand privilège d'être si bien entourés pour bien encadrer Mélina. Un grand privilège qu'elle soit entourée de gens qui ne veulent que son bien.

Et je gagerais que toute seule, du haut de ses 7 ans, face à "son" cheval, cet été, elle se trouvera aussi bien chanceuse et oubliera peut-être quelques instants que dans la cour d'école, personne ne veut prendre sa place.


5 mai 2011

Dear 16-year-old Me...

J'ai vu un vidéo sur le cancer de la peau. Des adultes qui s'adressent à eux-mêmes, eux-mêmes âgés de 16 ans.
Évidemment, ça ne mène nulle part.
Mais.. j'aime l'idée de pouvoir se dire, plus tard, ce qu'on ne savait pas à 16 ans.. et penser que ça nous fait cheminer, même si ça ne changera pas le passé!!! Et qui sait... un "vrai" jeune de 16 ans pourra y voir une leçon...

Dear 16-year-old Me,

Ne perds pas ton temps à t'inscrire au général, au Cégep. C'est en faisant ta technique, en allant travailler, mais surtout en VIVANT, que tu découvriras ce que tu veux faire de ta vie plus tard.

Ce gars, crois-moi, un jour, tu ne l'auras plus dans la peau. Je sais que c'est dur à croire, aujourd'hui, à 16 ans, alors que ça fait 3 ans que tu attends, espères, aimes, pleures...
Ton calvaire n'est pas fini. Mais non seulement c'est lui qui apparaîtra sur tes photos de bal, il deviendra aussi un ami pour la vie. Tu trouveras d'autres gars qui t'aimeront et que tu aimeras en retour. Tu n'oublieras jamais celui-ci, mais un jour, il ne te fera plus verser de larmes.

Profite!! Tes parents te le disent, quand on est jeunes et à l'école, c'est le plus beau temps de notre vie. Ils ont raison, même si tu ne veux pas les croire.

Sois toi-même. Tu n'es pas parfaite, tu as des qualités et des défauts, mais pleins de gens savent et sauront t'apprécier comme tu es.

Chéris ta famille. Tu perdras ta maman beaucoup trop tôt et ce sera un tournant majeur dans ta vie.

Fais confiance à la vie. Je ne te dirai pas de ne pas faire ci ou de ne pas faire ça. Qui sait, je crois vraiment que toutes ces décisions et ces événements ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui.
Achète ta première maison à 21 ans. Non, tu ne la garderas pas. Oui, tu te sépareras. Mais en attendant, tu auras vécu.

Sache que tu seras une maman. Comblée.

Souris. La vie n'est pas si belle, mais t'en as juste une. Elle ne te mènera pas au fond du gouffre.
Souris aux inconnus dans la rue. Qui sait si tu ne croiseras pas celui qui partagera ta vie pour de nombreuses années.

Et oublie les toupets! Vraiment! Conseil d'amie :)

Et.. le dernier et non le moindre... Ne te questionne pas sur ce qui aurait pu arriver "si"......
Même à 32 ans.
Tu ne le sauras jamais. Et c'est peut-être mieux comme ça!!!

20 avril 2011

Leçon de vie.

À table, pendant une période de petits travaux scolaires-maison (congé tempête !!), on discute.

Les enfants me racontent des choses.
Soudain, Mélina a envie de me parler de Sébastien.

"Maman, des fois, à l'école, Sébastien, il se décourage. Madame G. (prof) m'a demandé si j'avais quelque chose à lui dire. Je lui ai dit : Sébastien, il faut pas se décourager. Applique-toi. Je me décourage jamais, moi."


Leçon de vie offerte par:

Mélina, dyspraxique, Trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité, trouble anxieux, syndrôme frontal, difficultés d'apprentissage.
7 ans, première année au régulier.
*Une volonté de fer*

19 avril 2011

Zzz...

Trouver, sur un bricolage ramené de l'école, une petite perle, ça se peut.

Lorsque par exemple, sur un grand carton où sont collées des images de fruits et de légumes découpées dans une circulaire d'épicerie, on trouve, écrit un peu maladroitement sous un légume vert, le mot " zéchalotes"...

On sourit. Parce qu'il y a 8 mois, on avait peur que notre fille n'apprenne jamais à écrire, on craque un peu plus.

15 avril 2011

Pâques

Pâques approche et chaque année, j'essaie de me souvenir pourquoi c'était une fête spéciale quand j'étais petite.

Le chocolat? Certainement. Je me souviens que je recevais un chocolat de mes parents et un autre de ma grand-maman.
Et que c'était un long weekend où on soupait avec ma grand-mère, justement.

Je ne me souviens pas d'Aucun autre flafla autour de Pâques. Nous n'étions pas pratiquants, alors pas d'histoire de Carême et compagnie.

Depuis que mes enfants sont en âge d'apprécier des festivités, je me questionne quand approche Pâques. Raphaël a longtemps été privé du chocolat de la célébration à cause de ses allergies. Mélina n'aime pas TELLEMENT le chocolat.
Ça me laissait donc quoi?

Cette année, pour faire exprès, la fête de Raphaël tombe le vendredi saint. Le jour de Pâques sera donc utilisé pour fêter en famille sa fête, la fête de son cousin (la même date que Raph) et la fête de sa cousine (4 jours après les gars).

Par contre, ce weekend, le village où nous demeurons organise une chasse aux cocos de Pâques. Bon, on annonce de la pluie, mais si la météo est de notre côté, nous irons.

Quand je lis des parents parler de la chasse aux cocos que leurs enfants attendent avec impatience... quand je vois ma voisine sortir tôt le matin de Pâques cacher des cocos sur son terrain... je me questionne.........

Devrais-je moi aussi acheter des bidules en plastique de couleur pastel et les cacher?

L'année passée, Coco Lapin avait laissé des surprises un peu partout dans la maison. Ça avait été un hit. Est-ce que je pousserai jusqu'à cacher des cocos vous croyez?

Quand on pense que le vendredi, c'est la fête de Raphaël. Cadeau. Le samedi, c'est son party de fête à la maison. CadeauX. Le dimanche (Pâques) c'est son party de fête dans la famille. CadeauX.
Ai-je VRAIMENT besoin de mêler Coco Lapin à tout ça?

28 mars 2011

Magie de l'enfance.

Quand on devient parent, on réalise rapidement qu'il n'y a pas de mode d'emploi. Bien sûr, on peut trouver des livres qui expliquent la technique de l'allaitement. On peut y lire comment préparer un biberon. On y apprend par quel aliment il est préférable de commencer lorsque bébé mange des purées.

Puis, bébé grandit.. les guides deviennent plus vagues. Chaque parent doit apprendre, dès la naissance de son enfant, à faire ce qu'il croit être bien. À ne pas se fier sur des listes. À y aller au feeling. Et c'est bien comme ça, parce que l'humain, ce n'est pas un meuble à monter. Et même avec une "recette", le spaghetti de la voisine ne goûte pas comme le nôtre, alors à quoi bon tenter de suivre "un plan" avec les enfants. Chacun devient le parent qu'il croit être le bon.

Malheureusement, un jour, on se heurte à la société. Que ce soit tôt ou tard, il y aura un moment où on se questionnera. Ça arrivera même souvent...

Je suis face à un de ces murs. Je me questionne, pas tant sur la façon dont j'ai fait les choses, mais sur le résultat. Et pas le résultat direct sur mes enfants, mais face au monde qui les entoure.

Mes enfants ont grandi avec moi, à la maison. J'ai parfois l'impression d'être une des rares familles extra-terrestres à ne pas avoir de jeu vidéo d'aucune sorte. Ils aiment les jeux simples, adorent le bricolage, les jeux de rôle, les livres.

Ils ont la capacité de se créer du bonheur avec ce qui les entourent. Pendant les congés, ils sont heureux de rester à la maison pour jouer à pleins de trucs. Ils aiment les jeux de société en famille, les cinémas maison avec popcorn maison et jus. Ils aiment ce qu'ils aiment, sans se demander si c'est de leur âge, si c'est encore "in", si ça se justifie en dehors de la maison.

Puis vient le temps d'amener des choses à l'école. Pour une présentation ou une activité en classe.
Quand je les regarde, je suis fière. Fière de les voir apprécier ce qu'ils ont. Fière de les voir garder leur coeur d'enfant.
Puis un jour, l'un d'eux revient en disant que son jouet était "pas cool".. ou "bébé".. que personne n'a voulu jouer avec parce que son bonhomme était plate. Ou sa poupée trop vieille et pas belle.

Et je me dis que lorsqu'on sort de chez soi, on s'expose. On s'expose au "mode d'emploi" non écrit. Celui qui dicte aux parents quoi acheter à Noël. Celui qui dicte aux enfants que Dora, passé 3 ans, c'est bébé. Celui qui dit aux enfants qu'un bonhomme qui ne fait rien, on n'est pas supposés lui inventer une vie et le faire parler, on devrait juste le donner.

Je me suis surprise moi-même, il y a deux semaines, à refuser à ma fille d'amener le jouet qu'elle voulait amener. Pourtant, elle joue beaucoup avec ici. Elle s'amuse, l'apprécie pour ce qu'il est. J'ai eu peur du jugement. Je m'en suis mordu les doigts toute la journée après. Je tombe dans le piège, mais ma pauvre puce qui a tant de misère au niveau social à l'école, je veux qu'elle n'ait rien à se reprocher sur ce que je contrôle. Des vêtements propres, beaux. Des cheveux peignés, le visage lavé. Elle sent bon, elle est belle, elle est bien habillée. Je me suis surprise à vouloir contrôler l'incontrôlable, pour lui éviter une peine.

Et je me questionne....

Le petit appareil photo rose qu'elle voulait amener a encore l'étiquette de prix dessus. Elle veut la garder, elle l'a acheté elle-même à notre voisine l'été dernier à sa vente de garage. 5 sous.
5 sous dont elle profite allègrement.
5 sous pour une caméra rose qui ne prend pas de photo. Qui n'a pas de dessins dessus. Qui n'a aucun bouton sur lequel peser ni aucun effet sonore.
Juste une caméra. Pour jouer à faire semblant de prendre des photos.

Et puis, un jour, cette caméra se retrouvera sur une tablette. Oubliée. Ma doudoune ne se souviendra plus de tout le plaisir qu'elle a eu à jouer avec. Ni la fierté de l'acheter elle-même.

Un jouet désuet. La magie de l'enfance partie.
Perdue.
Parce que peu importe les belles valeurs qu'on montre à nos enfants, il y a des choses qui ne se contrôlent pas. La magie de l'enfance, elle s'en va. Peu à peu, dès le premier jour où on ouvre la porte de sa maison...

16 mars 2011

La terre a tremblé. Même date, 20 ans plus tard!

Aujourd'hui, la terre a tremblé. Vraiment. Le sol a bougé. Pas autant qu'au Japon, bien évidemment. Assez pour faire jaser. On aime se sentir en sécurité, les deux pieds bien installés sur une base solide et quand la terre bouge, on sait que rien n'est infaillible. Qu'il faut apprendre un équilibre à toute épreuve parce qu'on ne peut pas toujours compter sur le sol sous nos pieds.

J'ai appris à garder l'équilibre sur un sol mouvant.
Il y a EXACTEMENT 20 ans.

16 mars 1991.

Mon sol a tremblé. La glace de la rivière a cédé. Quatre petits pieds ont perdu l'équilibre. Deux ne l'auront jamais retrouvé. Mon meilleur ami de 6ème année mourait, noyé dans la Rivière des Mille-Iles.

Un pupitre vide devant le mien. Une classe en deuil.
Un groupe d'enfants de dix et onze ans marchant vers l'église, pour des funérailles à couper le souffle par leur tristesse.

Je me souviens avoir lu un texte que j'avais composé. Je l'ai même retrouvé récemment.
En le lisant (vite, pour ne pas pleurer), je ne me souviens pas avoir senti le sol sous mes pieds.

Ils n'auront retrouvé son corps que plusieurs mois plus tard, à l'automne 1991. Je ne sais plus combien d'heures j'ai passé, près de la rivière, à regarder le courant. Le bruit sourd des chutes sous la passerelle m'apaisait un peu, même en sachant que c'était ce même courant qui avait emporté un enfant. Un enfant dont j'avais célébré quelques anniversaires, mais qui ne mettrait jamais les pieds au secondaire.

Mon sol a tremblé. Depuis, il a arrêté. Mon équilibre est revenu. Pas ma foi.
On est tous et chacun responsable de se tenir debout. On ne sait jamais quand notre équilibre sera mis à l'épreuve.

28 février 2011

Je ne sais pas comment on fait...

Je ne sais pas comment on fait pour regarder son enfant mourir...

Je ne sais pas comment on fait pour réaliser qu'il ne remettra pas les pieds à la maison.
Qu'il ne redescendra jamais de l'autobus.
Qu'il ne sera jamais un ado.
Qu'il ne jouera plus à son jeu préféré.

Je ne sais pas comment on fait le ménage dans les jouets de sa chambre. Les toutous de son lit. Le linge dans son garde-robe. Comment on fait pour "fermer" à jamais la chambre qui ne servira plus.

Je ne sais pas comment on fait pour regarder des photos.

Je ne sais pas comment on fait pour laisser aller la main de son enfant, même après son départ.
Je ne sais pas comment on fait pour le regarder en sachant que ses yeux ne se réouvriront plus.

Je ne sais pas comment on fait pour tolérer le silence dans la maison. L'absence dans la voiture. La chaise libre à table. Les souliers délaissés dans l'entrée. Le pyjama sale retrouvé dans le panier à linge. La brosse à dents qui sèche.

C'est peut-être le côté négatif des forums, des blogues, des réseaux sociaux. C'est de "vivre" à travers les gens que l'on côtoie des drames qu'on préfèrerait ne pas connaître.

Je ne sais pas comment on fait pour cesser de pleurer son enfant.
Je sais maintenant, et pour la troisième fois, comment on fait pour pleurer un enfant qu'on n'a pourtant jamais connu vraiment.

Parce qu'un coeur de parent, ça saigne juste à s'imaginer devoir apprendre comment faire.

Au revoir, douce Émilie. Tu as certainement laissé un énorme vide dans la vie des gens qui t'aiment. Soudainement, les dodos à l'hôpital, les traitements, les angoisses, les peurs, les rendez-vous médicaux, les longues heures de chimio, tout s'est arrêté pour les gens qui t'entourent.

Mais ton souvenir, lui, restera à jamais gravé dans leur coeur. Même dans le mien, même si on ne se connaît pas.

8 février 2011

Mon corps, cet ennemi.


On ne se connaît pas.

Je ne vous ai jamais vus et même si c'était le cas, je ne m'en souviendrais peut-être pas.
Je ne crois pas que vous m'ayez déjà vue non plus, mais s'il s'avérait qu'on se soit déjà croisés, vous n'auriez peut-être rien remarqué.

Assurément, vous auriez été attirés par ma longue tignasse châtaine bouclée. Vous auriez sûrement été impressionnés par le turquoise de mon regard. Vous ne seriez pas allés plus loin.

Vous m'auriez trouvée belle et gênée. Peut-être que vous auriez jugé ma mère qui parfois, répond à ma place lorsqu'elle sait que je n'y arriverai pas. Je vous aurais peut-être même vus sourire ou entendus passer un commentaire.

"Tu es belle". Ce que j'ai entendu souvent des compliments dérivés de près ou de loin de cette qualité tout à fait superficielle.

J'ai de beaux traits physiques, c'est vrai. À la vue de tous, la nature m'a gâtée.

Ce que je déteste ce corps.
Ce corps, c'est mon ennemi.

C'est celui qui m'empêche de faire de la corde à danser comme les autres. Celui qui m'impose un gilet de sauvetage pour me baigner même si j'adore l'eau ou 2 petites roues pour pédaler même si je pratique plusieurs heures par semaine. Celui qui rend mon écriture illisible. Mes dessins barbouillés. Mes cahiers brisés. Celui qui me fait faire des crises parce qu'il est fatigué de ne pas savoir comment m'écouter.

J'ai 7 ans et je suis dyspraxique.
J'ai 7 ans et j'ai aussi un syndrôme frontal, un trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité-impulsivité, un trouble d'accès lexical et un trouble anxieux.
J'ai 7 ans et je ne sais pas ce que veulent dire les mots de la phrase précédente et pourtant, ils me suivent jour après jour.

J'ai 7 ans et j'ai été évaluée pendant de longues heures avant même de passer mon premier examen à l'école.

J'ai 7 ans et j'ai à mon dossier plusieurs médecins qui ne savaient pas quoi faire pour moi.
Pendant des années, il n'y a eu que mes parents pour me tendre la main quand je tombais et m'ouvrir grand leurs bras quand je n'arrivais juste pas à y arriver.

J'ai à mon actif plusieurs spécialistes qui me connaissent par mon prénom. Orthophoniste, ergothérapeute, psychologue, audiologiste, pédiatre, travailleuse sociale, neuropsychologue, éducatrice spécialisée. Pourtant, je ne sais écrire aucun de ces mots compliqués, mais je les vois plusieurs fois par année (certains par mois!)

Je ne suis pas malade.
Je ne suis donc pas guérissable.

Vous me regardez et vous ne voyez toujours rien? C'est normal.
Mon handicap est physique et pourtant, il est invisible.

Si un jour, vous me croisez, vous ne remarquerez probablement rien.
Si vous apprenez à me connaître, peut-être aurez-vous des questions. Des inquiétudes. Des jugements, aussi.

Ma mère ne sera pas toujours derrière moi pour vous expliquer et me redonner mon estime de moi chaque fois que j'échoue. Un jour, par contre, je saurai vous dire que je suis dyspraxique et vous comprendrez.

Je suis intelligente. Je suis agréable. Je suis drôle.
Je ne sais pas toujours utiliser les bons mots. Je trébuche souvent. Je ne suis pas très bonne en sports. Je n'arrive pas toujours à me relire. Je fais des crises. Je pleure souvent.
Ma vie n'est pas facile.

Mais vous devriez m'entendre lire...

3 février 2011

Notre famille s'agrandit..

Taxi (blazé de la session photo!!) et Maya, la nouvelle arrivée!!!
Taxi est un épagneul springer anglais de 5 ans. Maya est une labrador noir de 4 ans.


Du temps libre

Suite à ce billet de La Mère Blogue, sur les 90 minutes moyennes de temps libres des parents québécois, ça m'amène à réfléchir à MON temps libre.

Je ne pourrais pas faire partie des statistiques de cet article, je ne travaille qu'à temps partiel.

Mais 90 minutes par jour, je trouve ça déjà très bien. Je m'attendais à une moyenne franchement plus faible.

En lisant l'article, on réalise que ces gens considèrent par contre qu'ils manquent de temps avec leurs enfants, manquent de temps pour lire, regarder la télé, etc.

Alors, ce 90 minutes, il se situe OÙ?
C'est à coup de 5 minutes qu'on en arrive à 90?
Parce que 90 minutes, par exemple le soir, ça laisse du temps pour lire. Regarder la télé. Voir une amie pour un café.

Je ne saisis pas bien, je crois.
Et si, certains soirs pour pallier au manque ressenti, on attendait que les enfants soient couchés pour faire la vaisselle et les lunchs, après le souper? Ça laisserait du temps en famille?

Je sais que le soir, au retour du travail, il y a les devoirs, les leçons, le repas, le lavage, un peu de ramassage, les retours d'appels, les papiers à signer pour la veille, le conjoint à écouter, le chien à sortir, les poubelles à mettre au chemin, alouette! Ça en fait beaucoup pour quelques heures seulement. Mais si on arrive à 90 minutes de temps libre, c'est que tout finit par se faire et par se terminer avant 23h, non?

Et si on changeait notre définition de "libre". Plusieurs personnes considèrent que du temps libre, c'est lorsque tout le reste est terminé. Que ça nous laisse libre d'occuper notre temps comme on le veut. Et si on se donnait ce droit, même si tout n'est pas terminé?

Quand on travaille, souvent, on a une heure de lunch. Si on la considérait comme du temps libre? On peut placoter avec les collègues, appeler une amie ou sa mère, aller prendre une marche, lire une revue en mangeant, prendre un café en écoutant de la musique dans son IPod.
Et si on considérait le temps "obligé" dans la voiture ou l'autobus comme du temps libre, aussi? Écouter la musique qu'on veut, la radio, un livre-audio, feuilleter une revue (bon, bien sûr, pas en conduisant, on parle aussi de transport en commun là!). Regarder le paysage passer. Écouter le PRESQUE silence.

Il faut se trouver des façons de rentabiliser des moments. Du temps à soi RIEN QUE pour soi, c'est plutôt rare dans une vie de parent. Mais je crois que même dans le brouhaha du quotidien, il y a moyen de trouver du temps où on fait quelque chose qu'on apprécie. Sans se sentir obligée de le faire. On est obligées d'endurer le traffic, mais on a le choix (limité, mais le choix quand même) de ce qu'on fait pendant qu'on est dedans, non?

Suffit de voir le verre à moitié plein, plutôt qu'à moitié vide...

27 janvier 2011

Calligraphie

En faisant le ménage des bibliothèques, je réalise toujours la même chose.
J'ai, dans le corridor entre les chambres en haut, une grosse bibliothèque remplie de choses qu'on gardera toujours même si on les consulte rarement.

Des guides de cartes routières de chaque région du Québec, des vieux albums photos de notre enfance respective, des livres de référence variés sur la plomberie, la psychologie, la mécanique et des guides de voyage.
Sur ces tablettes se trouvent également des cartables et des vieux livres. Un peu poussiéreux, jaunis. Je ne les consulte jamais. De temps en temps, par contre, je prends le temps de les feuilleter.
Je ne sais pas si je les utiliserai vraiment un jour.
Je sais par contre que je ne les jetterai sûrement pas de sitôt.

Dans ces livres se trouve une trace. La trace de ma mère.
Celle de sa main qui a écrit ses recettes. La même écriture, page après page. Je reconnais ses lettres, je revois sa signature lorsqu'elle devait signer mes dictées.
Et je comprends pourquoi je fais ce que je fais. Pourquoi je remplis des cahiers de mots, des feuilles de recettes, des calepins de listes.

Je leur laisse ma trace.

Cette semaine, je n'ai pas réussi à retrouver la recette que je cherchais, dans les livres de ma mère. Dommage, tout ce travail et pourtant, je n'y retrouve pas les recettes qu'elle faisait si souvent et qui font partie de mes souvenirs d'enfance. Il y en a bien sûr quelques-unes, mais je ne trouve pas les autres. J'y ai tout de même trouvé la trace de ma mère. Sa main.
Et à la toute fin du dernier livre, quelques recettes avec mon nom en parenthèse sous le titre. Ma mère qui a copié des recettes venant de moi. Son écriture, moins lisible, tremblante. La trace de sa vieillesse.

Je continuerai mon cartable à la main. Je m'assurerai par contre d'y mettre nos préférés et nos classiques.


7 janvier 2011

Mot-phare

Chaque année, je me choisis un mot-phare. Depuis l'an passé, officiellement, en fait.
Plutôt que des résolutions (que je ne tiendrai pas), je me mets dans un état d'esprit qui teintera toute l'année suivante.

En 2010. Équilibre.
Je voulais équilibrer le temps que je passais à chacune de mes occupations. Équilibrer mon budget. Équilibrer mon temps maman/mon temps femme/mon temps blonde...

En 2011, Simplicité.

J'ai envie, maintenant, de simplifier mon quotidien. Pour donner plus d'importance aux choses importantes, je dois me débarasser du superflu.
Je ne parle pas nécessairement de simplicité volontaire et d'épurer ma maison au maximum.
Mais me débarasser de ce qui me fait perdre mon temps. Ne pas garder l'inutile "au cas où". Simplifier ma planification. Planification=budget, épicerie, menu, paperasse, routine après école, etc.
Simplifier mes besoins. Parfois, on cherche trop loin pour trouver ce qui nous plaît alors que simple, ça fait aussi bien le boulot. Une sortie, une activité, je veux tout simplifier. Pas rendre fade. Rendre simple.

Un de mes objectifs dans cette année simple est de tenir un blog quotidien.
Vous pouvez donc suivre, au jour le jour, une année de ma vie, sous une autre facette.


Des idées simples pour un quotidien harmonieux. Parce que comme n'importe qui, je n'ai pas encore trouvé comment ajouter quelques heures à mes journées. Aussi bien mieux rentabiliser les 24 qu'on a! :)

31 décembre 2010

Un chiffre rond n'est pas nécessairement pair

Je ne sais pas pourquoi, mais un chiffre rond, pour l'âge, c'est une dizaine. 20 ans, 30 ans, 60 ans.
Un chiffre rond aujourd'hui, ça représente 5.
5 ans.

5X365 jours(+1).

Ça peut paraître bien court.
Quand ma fille a eu 5 ans, j'ai donc trouvé que le temps avait passé vite. Que je n'avais pas vu passer les 5 premières années, que la veille, elle n'était encore qu'un bébé.
Quand j'ai fêté mon 5 ans d'amour avec mon chum, je me disais "JUSTE 5 ans? il me semble qu'on se connaît depuis toujours"...
Quand mon fils a eu 5 ans, j'ai senti un tournant dans notre vie. Ça signifiait que mon bébé était sur le point de commencer l'école. Tout seul!

5 ans. C'est long et si court à la fois.
5 ans, c'est presque rien comparé aux 27 années précédentes.

5 ans, c'est probablement l'âge que j'avais au premier souvenir que j'ai de toi.
5 ans, c'est aussi l'âge qu'a maintenant mon dernier souvenir que j'ai de toi.

Ce 5 ans-ci ne m'a paru ni court, ni long.
Ce 5 ans n'est pas mieux que le 2 ans, ni probablement pire que le 8 ans.

Ce chiffre rond me ramène à la triste constatation que ma vie a changé. Que je ne suis plus la même personne. Ce n'est pas à 30 ans que j'ai senti ce changement. C'est lorsque tu es partie.

Je pleure moins qu'il y a 5 ans. Ou 4 ans et demi.
Mais il ne se passe pas UNE seule journée sans que je pense à toi. Et chaque fois, j'ai le ventre qui serre. Chaque 31 décembre, j'ai une boule dans la gorge, même si je réussis à faire ma journée dans la bonne humeur des festivités. Chaque 31 décembre, à faire un bilan de l'année que je viens d'avoir, je constate aussi l'année que nous n'avons pas eu.

5 ans que ma vie n'a pas de toi. Et pourtant, c'est encore hier qu'on regardait le Bye-bye ensemble.

Je t'aime, maman ....

24 décembre 2010

Avent-Jour 24

Il est arrivé, ce grand jour.
Enfin, la veille de Noël.

Vous êtes prêts? Pas le choix!!

Je vous en souhaite un joyeux... un doux... un réconfortant...

-Si vous recevez, tamisez les lumières, mettez de la musique. Fermez les yeux sur ce plancher que vous auriez aimé avoir le temps de laver, oubliez cette brassée de lavage que vous aurez soigneusement caché dans votre garde-robe. Faites brûler des chandelles, ouvrez le sapin et appréciez les gens autour de vous. Ils n'y seront pas toujours, les enfants ne seront pas toujours petits et émerveillés. Votre ménage vous attendra, après. Peu importe tout ce que vous aurez fait avant, il y en aura autant à faire après. Concentrez-vous sur les gens qui sont venus à la fête, pas sur les détails!!

-Si vous êtes reçus, prenez le temps de vous préparer. Enfilez vos beaux vêtements, même si ce n'est pas un party chic. Profitez-en donc. Des souliers talons hauts pour vous sentir belles? Du parfum? Un beau maquillage, quelques brillants sur les yeux? Enfilez des bijoux ou jouez avec vos cheveux... Un cadeau d'hôtesse oublié? Pensez local, si c'est possible. Faites découvrir un produit d'une boutique près de chez vous. Faites des biscuits, offrez-les dans une boîte ornée d'un ruban.
Pour faire changement de la classique bouteille de vin, pourquoi ne pas offrir un cidre de glace, à faire découvrir pour ceux qui n'ont jamais goûté. Un assortiment de formats plus petits d'alcools divers, toujours pratiques à avoir dans un mini-bar. Un petit gadget de cuisine ou de salle de bain un peu plus "flyé", dont on peut se passer, mais qui est un beau petit luxe à se faire offrir. Un panier de gourmandises ou un panier de grignotines. Pratique, les lendemains de partys, d'avoir des petits trucs à manger sans devoir faire toute la vaisselle. Un panier de fruits est encore de mise, mais il existe toutes sortes de façon de remplir un panier ! Un bouquet de fleurs a toujours sa place, aussi.

-Si vous êtes fatiguée, offrez-vous le luxe de ne faire qu'une courte visite. Revenir cernée et épuisée après les Fêtes n'est certainement pas ma définition de vacances!

-Prévoyez, pour les enfants. Amenez-leur des grignotines, même un repas, si vous craignez que le buffet ne leur convienne pas. On a d'autres batailles à gagner, n'est-ce pas? Traînez leur petite trousse de survie et soyez attentifs. Une fois les enfants épuisés, il est souvent trop tard pour tenter de réchapper leur humeur!

-Les Fêtes, c'est aussi le plaisir d'avoir le temps d'user ce qu'on a reçu. De partager du temps à essayer le nouveau jeu de société. (un must à mettre sur la liste de cadeaux chaque année, découvrir un nouveau jeu de société).

-Permettez vous aussi le luxe de coucher les enfants tôt, un soir, et de prendre une soirée en amoureux ou entre adultes. Jeu de société, fondue/raclette, dégustation de vins et fromages, film maison avec popcorn, bonbons, chips et liqueurs. Faites-vous plaisir! Les enfants ne vous en voudront pas, ils vont tout simplement récupérer un peu de sommeil perdu!

-Mangez. Il n'y a que vos restrictions, dans vos repas des Fêtes. Pas de groupes alimentaires ou d'allergies diverses à gérer, comme dans les lunchs d'école.
Manger un déjeûner pour souper. Se faire un buffet avec les restants. Se commander du poulet. Un peu de liberté. Manger léger. Ça compensera pour les gros repas de réception!

Amusez vous!!!
et rappelez-vous, vous créez des souvenirs!
On ne sait jamais ce qui en aura marqué un autre, mais c'est souvent dans les toutes petites choses que les enfants trouvent leur réconfort.
Le jour où vous n'y serez plus ou le jour où les traditions auront changé, ils se remémoreront ces souvenirs, un sourire au coin des lèvres. La magie n'effacera pas tout, mais elle leur permettra de devenir, un jour, à leur tour, des créateurs de souvenirs.

23 décembre 2010

Avent-Jour 23

La visite du barbu.

Comment se passe la visite du Père Noël, chez vous?

Cette année, nous avons la chance de réveillonner à la maison.
On ira se coucher, le 24, en laissant bien sûr au Père Noël des biscuits, que nous aurons pris le temps de cuisiner et de décorer et un verre de lait.
On demandera au chien de ne pas japper, pour ne pas effrayer les rennes....
Et on se lèvera, certainement très excités, le 25, pour descendre et aller voir au salon si le Père Noël est passé.
Ce moment, celui où les enfants sont impatients de voir s'il y a des surprises sous le sapin, vaut de l'or.
Bien sûr, pour ma doudoune, ce moment vient malheureusement avec une dose d'angoisse qu'il faut parfois gérer. Mais la magie l'emporte, chaque fois.

Vous vous imaginez? On découvre l'assiette vide, dans laquelle il ne reste que des miettes et... oh! de la poudre magique?

On suit les traces qui mènent au sapin, sous lequel le coquin de Père Noël a laissé plein de poudre magique traîner. Après tout, il faut bien que les rennes aient un peu d'aide pour voler, alors, on ne chiale pas trop sur les petits dégâts du Père Noël....

J'en connais un qui espère de tout son coeur que Père Noël lui ramènera le chapeau du lutin Harold!!

22 décembre 2010

Avent-Jour 22

Les projets de vacances!!!

Quand le dernier jour d'école approche, on commence déjà à penser à ce qu'on fera de ces deux belles semaines de vacances!!!

Je me souviens, petite, que c'était le moment où, enfin, j'allais pouvoir jouer dehors le soir, dans la noirceur. J'allais pouvoir jouer à l'école toute la journée dans ma salle de jeux. J'allais pouvoir inviter une amie, ou aller dormir chez une autre. Bricoler, jouer avec mes nouveaux jouets, aller chez mes cousines, aller glisser à l'Ile des Moulins, ...

Avec mes enfants, c'est un peu différent. Mais à les écouter parler, je vois qu'à leur façon, ils font des plans aussi. Ne pas avoir d'heure de déjeûner. Ne pas devoir s'habiller dès le réveil. Manger sans se presser de peur de manquer l'autobus. Écouter plus de bonhommes. Jouer longtemps sans avoir de devoirs à faire. Jouer à des jeux de société. Redécouvrir la salle de jeux. Manger du popcorn en écoutant un film. Jouer dehors après le souper. Recommencer à patiner. Construire un fort.

Non, il n'y a pas de grands projets. Avec une belle doudoune comme la mienne, nous devons surtout mettre le focus sur le repos. Et ne pas perdre de vue une certaine routine, pour remettre ses pendules à l'heure.

Malgré tout, je sais que ces deux semaines sont bienvenues. Et que je tenterai de me rappeler que vivre à leur rythme m'évitera bien des maux de tête!
Cette année, je ME mets donc en vacances en même temps. Maison à jour dans le ménage pour commencer les vacances, je ne ferai que de l'entretien. Peu d'ordi. On cuisinera ensemble et à notre rythme. On déjeûnera en pyjama dans le salon. On prendra du temps pour se retrouver, sans pression.
Mon projet? Des vacances en famille. À la maison, entrecoupés de fêtes, de soupers et de soirées ici et là. Tout avec eux. Ça me rappelle à quel point un congé d'école, ça vaut de l'or !