16 avril 2013

Hommage à chéri...

Je parle souvent de mes enfants, presqu'uniquement d'eux en fait...
Mais.. je ne les ai pas faits seule ;)
S'ils sont aussi beaux et merveilleux (hum!), il y a quelqu'un (d'autre que moi hihi!) responsable de tout ça...

C'est mon chéri...
Mon homme...

Il ne veut pas que je mette de photos de lui.. je vous en ferai donc un portrait, je l'espère fidèle.

Premièrement.. il vient de fêter ses 35 ans (mais il préfère encore que je vous le dise pas...)
Il a les yeux bleus comme le ciel, les cheveux bruns (surprenant que nos enfants blondinent à ce point, ça ça vient de moi!)
Il est un caféïnomane (je préfère ça à d'autres vices!!) et il prend maintenant son café noir, mais corsé!
Il travaille souvent plus d'heures dans une semaine qu'un fonctionnaire prend de breaks en 6 mois...
Il a une moustache de Nutella quand il finit ses toasts... (bien évidemment uniquement les matins où c'est ce qu'on retrouvait sur ses toasts, il est pas si malpropre là!!! ;))
Il met plus de temps à se laver les oreilles qu'à se raser, dans une semaine!
Son mot préféré est 'papa', son deuxième préféré a les mêmes consonnes mais pas les mêmes voyelles!!
Il n'était sûrement pas un bon joueur de basket (il manque souvent le panier à linge de quelques pouces, pour y mettre son linge!!)
Il ronfle... mais il répond 'oui' chaque fois que je lui dis d'arrêter la nuit... (et comme Raphaël, il recommence sans cesse!)
Il s'endort plus rapidement qu'il ferme la lumière de la salle de bains...
Il a besoin de peu de sommeil... et a une tendance à l'insomnie. Son corps a interprété ça un peu trop drastiquement!
Il n'aime pas jouer au Boogle.. et veut toujours faire le banquier au Monopoly!...
Il aime de moins en moins regarder des films pour enfants, mais est imperturbable devant Star Wars (comme son fils...)
Il lui arrive de jouer aux Legos plus longtemps que les enfants... (seul...)
Il est le maître absolu du BBQ, impossible d'y toucher quand il est là (et sincèrement, aucun intérêt!!)
Il passe son temps à rajouter des desserts que je fais dans sa liste de préférés. Mais les indélogeables? La tarte au citron, les biscuits au Rice krispies et le Monkey bread de Ricardo.
Il aime beaucoup trop le football. Ses dimanches de saison se passent sur le divan (ou debout devant à crier Tooooouuucccchhhh doooowwwwwwnnnnn!!!) Son équipe préférée: les Patriots.

Il est un papa présent. Pas présent souvent, mais quand il est là, les enfants savent qu'ils peuvent compter sur lui. Ils savent ses points faibles pour le faire sortir de son bureau et jouer avec eux.
Je sais qu'en plus de l'aimer, je fais la route côte à côte avec lui.
On est faits forts, on en doute pas!

Je t'aime, chéri xx



11 avril 2013

Autisme, jour C pour... Compassion!

Un des traits de bien des autistes (TED, TSA, ...) est la "myopie sociale".

Ils sont bien centrés sur eux-mêmes, focusent sur leur propre monde et tant qu'ils ne comprennent pas que notre monde n'est pas comme le leur, les contacts avec "notre monde" sont maladroits.
Soient qu'ils sont appris par coeur ...
-Quand quelqu'un te dit "bonjour comment ça va?" tu peux répondre "bien merci, et vous?".

Bien que certains autistes seront moins rigides que d'autres, vous verrez parfois un enfant répondre "bien merci, et vous?" même à sa tante ou sa gardienne de 14 ans...

Soient qu'ils sont inadéquats.
À la même question "bonjour comment ça va?"...
-Ne pas répondre
-Chanter
-Rire trop fort
-Dire "je m'appelle Cloé et j'ai 4 ans"
-Passer un commentaire (ce ne sont pas des jugements, même s'ils ont 10 ans et disent "maman, la madame est grosse", ce n'est pas qu'on les a mal élevés... ils énoncent un "fait" qui s'appuie sur des observations. On en est désolés, le filtre ne s'installe pas aussi vite que pour les autres.
Son propre corps ne lui est parfois pas très connu, alors comment lui expliquer qu'être gros (ce qui pour eux n'est qu'un trait physique observable, comme les cheveux bruns, deux oreilles ou une canne pour marcher) peut faire de la peine. Gros est un adjectif, comme "grand", "petit", "belle" et désignent quelque chose qu'ils voient ... Comme s'ils disaient "la madame est debout".
etc...

Dans mon quotidien, j'ai réalisé très tôt qu'à travers cette myopie sociale, la compassion n'était pas inné. Pas chez ma fille, en tous cas. Comprendre la souffrance de l'autre implique de s'y arrêter, de décoder le non-verbal et de ressentir "par la bande" quelque chose qu'ils ne ressentent pas eux-mêmes.
Pourquoi je serais triste, je ne me sens pas triste, même si toi tu pleures.
Être à l'écoute de sa propre émotion est un bien grand mystère, alors imaginez si vous leur demandez d'être à l'écoute de la vôtre, non-palpable.

Très jeune, alors qu'on se préparait à quitter la maison pour l'heure du conte (que j'animais à la biblio) et que je me suis très violemment coincée un doigt dans la porte de la maison, elle s'est mise à crier après moi et pleurer.
Son émotion était forte, très intense et réelle. Elle était en colère parce que j'allais nous mettre en retard à une activité qui avait lieu à une heure précise. Impossible de comprendre qu'on était d'avance, qu'au pire l'heure du conte commencerait 2-3 minutes plus tard (impossible de commencer sans nous, c'est MOI l'Animatrice..)... Im-po-ssi-ble.
J'ai dû mettre de côté ma propre douleur physique (et psychologique, à ce moment), pour gérer une crise monstre. Pour gérer des larmes qui ne me témoignaient aucune compassion, même si mes yeux à moi en étaient remplis et que mon doigt saignait abondamment.

Il est arrivé des dizaines d'événements comme celui-ci.

Et croyez-moi, le manque de compassion, quand on est une maman seule pour le 3 à 8 du soir et qu'on est fiévreuse, la gorge en feu, tous les muscles en douleurs, tremblante et avec l'envie de pleurer en petite boule dans un coin tellement chaque pas est un supplice, c'est difficile.

Je SAIS que c'est son autisme. Ce n'est pas une sans coeur. Elle n'est pas capable de compassion.
Je vis, tous les jours, ce qu'on vit quand on est maman d'un nouveau-né sans ressource. Notre besoin passe TOUJOURS en deuxième, au risque de provoquer un raz-de-marée...
Et comme un nouveau-né, attendre ou tolérer l'incapacité ou l'indisponibilité d'un parent, ça s'apprend même pour elle. Mais elle a 9 ans et on en est loin.
La vie avec un nouveau-né de 9 ans, ça m'épuise souvent.

Derrière mon regard, sachez qu'on y trouve souvent des larmes, bien refoulées. J'ai presqu'appris à ne pas chercher la compassion. Mon besoin en deuxième, toujours.

On a bien essayé de m'offrir de l'aide. Mais maudit réflexe, j'ai refusé. Parce que je suis épuisée, mais c'est tout ce que je connais. Et que si j'ose vous en parler, ce ne sera pas pour que vous m'offriez votre compassion. Juste parce que des fois, ça déborde. Si vous me l'offrez, parfois, j'accepterai de me blottir dans vos bras et de me dire que la vie est bien injuste des fois, mais que c'est la mienne.
Et que j'aime ma fille plus que tout au monde.

(...)

9 avril 2013

Autisme, jour C.. pour "crise"

À travers son autisme, un des traits les plus frappants (ou en tous cas, un de ceux qui prend le plus de place dans notre vie et celle de ma fille) est sans aucun doute sa tendance à la crise.

Et à 9 ans, une crise n'en est pas une de bacon, comme à 2 ans, alors qu'on peut tout simplement les prendre par la main et les traîner dans un coin ou qui arrivent parce qu'on a dit non à une barre de chocolat près de la caisse de l'épicerie.

Ces crises, "normales", en sont d'affirmation de soi, d'opposition aussi parfois, de révolte contre la consigne qui ramène l'enfant à perdre le contrôle sur sa petite vie.
Ces crises sont parfois intenses, parfois répétées et font cheminer l'enfant, même si elles nous mettent en rogne et grugent notre patience.

Les crises liées à une condition, telle l'autisme, sont parfois toute autres.
Même si, en apparence, la réaction physique est la même.

Hurlements, cris, coups, piochage, pleurs, larmes, rage, claquement de portes, lancer de jouets ou autres, agressivité, auto-mutilation...

Ce qui différencie ces crises, dans notre cas?
Le fait que malgré ses 9 ans, il est impossible de comprendre exactement pourquoi elle fait une crise, pratiquement impossible de la calmer rapidement et aucun retour -ou presque- possible sur la raison et les solutions liées à ce comportement.

Ses crises sont viscérales, incontrôlables (en tous cas dans notre situation et pour l'instant, elles le sont).
Ses crises sont violentes et bruyantes et démontrent un grand désespoir.

Ce que je remarque?
Notre incompréhension de son monde et son incompréhension du nôtre, ça fait un gros "clash". Et bang, ça explose.

Pas parce qu'on a dit non à un bonbon avant le souper.
Mais parce qu'on n'a pas pu lui offrir la bonne assiette au déjeûner parce qu'elle était au lave-vaisselle, parce qu'elle est épuisée de sa journée à l'école et qu'on a prononcé le mot "devoirs", parce que son frère a tenté une approche douce pour jouer alors qu'elle croyait avoir clairement affirmé vouloir la paix, parce que papa a sorti le chien à sa place après le souper et que c'est SA responsabilité ou simplement parce qu'un changement de routine l'a mis hors de sa zone de confort.

Heureusement (sic!!) pour nous, ses crises se produisent pratiquement uniquement à la maison!
À l'école, ils en ont vu deux ou trois en presque 4 ans de parcours scolaire.
Belle moyenne (les chanceux!).

On a été questionnés par la psychologue scolaire (qui ne connaissait ni notre famille, ni même notre fille)... " Je n'arrive pas à saisir pourquoi elle ne fait aucune crise à l'école, mais autant à la maison?"

Ce qui, vous vous en doutez, laisse sans mot. Ou presque.
La pression sociale de l'école et/ou le fait qu'elle se sente aimée sans condition à la maison peut-il jouer?
La médication, efficace pendant les heures de classe mais pas au lever ni en fin de journée, peut-elle aider?

Ma fille est anxieuse. Elle s'arrache la peau des doigts et les ongles, jusqu'au sang, à longueur de journée.
Avant, c'était les cheveux. Avant ça, les lèvres. Parfois, elle se gratte sans arrêt.

Elle a l'air d'un ange. Elle cache une grande détresse qui la pousse à perdre la carte, parfois. À ne plus voir clair, à nous frapper, à hurler et à ne plus rien entendre.

Et quand la crise est finie et qu'on tente de revenir sur ce qui vient de se passer, elle trouve parfois à nous répondre "j'ai faim" ou "je peux jouer aux Barbies?"..
Nous entend-elle? La rejoint-on?

Je n'en sais rien. J'aimerais pouvoir passer quelques heures dans sa tête et voir le monde à travers ses yeux turquoise.
Probablement qu'à force de trop tenter de les amener à vivre convenablement dans "notre" univers, on crée de fortes réactions.

Et vous savez quoi? Ici, la seule personne qui est en train d'ouvrir une petite fenêtre dans son monde à elle, c'est son frère. Il est doué et il ne le sait même pas.

2 avril 2013

Autisme, jour 1 de...

Je me souviens, lorsqu'on est sortis du bureau de la pédopsychiatre, avec en tête le mot "autisme", notre monde tournait carré.

On nous a dit, après...
"Ben non, un autiste, c'est pas ça."
"Votre fille est la même qu'hier."
...

On nous a aussi dit...
"Désolée, le mandat de notre centre de réadaptation ne va pas jusqu'à l'autisme, nous fermons son dossier. Je vous souhaite que l'attente pour l'autre centre ne soit pas trop longue."

Et on nous a également dit...
Rien.
On a oublié de nous demander comment ça allait.

Oh, pas tout le monde, bien sûr.
Certains n'ont que peu dit, ne sachant trop exactement ce qu'il fallait dire.
D'autres ont tenté, maladroitement ou pas, mais ont au moins démontré un intérêt.
D'autres ont lu sur le sujet, ont posé des questions, nous ont ouvert leur coeur.
D'autres se sont dit que de toute façon, ce n'était pas mortel et que ça ne changeait rien à hier, donc...

Avant, j'avais déjà un réseau de parents différents. De parents qui ont des vies comme la mienne. De parents qui ne diront pas "oh mais toutes les familles vivent ça...", mais qui sauront qu'on ne vit pas comme toutes les familles, justement.

L'autisme, la dyspraxie, le TDAH, la dyslexie, la paralysie cérébrale, la trisomie, alouette...
Ne dites pas "je comprends" si ce n'est pas le cas.

Vous voulez faire une différence?
Dites que cet enfant, vous l'avez aimé avant et l'aimerez après. Accueillez cette différence, ne faites pas comme si elle n'existait pas. Et faites savoir aux parents que vous êtes prêts à en entendre parler, sans juger et surtout, sans comparer.
Parce que non, la crise de votre petite dernière ne me console pas.. Parce que la mienne peut en faire 4 ou 5 très violentes dans une journée et qu'elle a déjà réussi à se fendre la tête avec ça.
Parce que non, le neveu de la fesse gauche de matante Ginette n'est pas comme ma fille, même s'il a de la misère à l'école.
Parce que non, les trucs de Dr Nadia ne m'aideront pas, pas plus que de me consoler devant Super Nanny.

Non, mon quotidien ne ressemblera jamais au vôtre.
Oui, je vis les mêmes problèmes que vous, en tant que parent. Mais j'en ai que vous n'aurez jamais. Vous en avez des différents des miens.

Mais parfois, j'aimerais mieux pouvoir dire que mon enfant est "fatigué" pour expliquer sa crise en plein magasin, plutôt que de me taire, parce qu'expliquer son autisme serait interminable.
Parce que j'aimerais ne jamais avoir su ce que c'était, un PIA, une cote MELS, le CRDI ou le travail précis d'une pédopsy.

Je ne me plains pas. Ceux qui me connaissent le savent, je crois.
Mais je me donne le droit de vous dire que.. non, ce n'est pas facile.

Que ma fille n'est pas mourante et que malgré tout, je vis un deuil quotidien.
Que je me couche avec des angoisses que vous ne pouvez pas comprendre, mais qui expliquent peut-être ma fatigue continuelle.
Que j'ai tellement de chapeaux que je ne me préoccupe même plus de ma coiffure, en-dessous.

Ce n'est pas facile.
Mais c'est ma vie.

1 avril 2013

Avril est le mois de l'autisme.

Le mois d'avril est le mois de sensibilisation à l'autisme.
Demain le 2 avril sera la journée internationale de l'autisme.
À cette occasion, je vous invite tous et toutes à vous vêtir de bleu, en soutien à la cause.

Parce que l'autisme est autour de vous, de près ou de loin.. Et parce que c'est une condition encore méconnue. Les gens pensent encore seulement à "Rain man" lorsqu'ils pensent à une personne autiste, alors que ce trouble envahissant du développement se décline en plusieurs variations.

Vous voulez connaître un peu mieux l'autisme?
Je vous parlerai de ma belle, pendant ce mois spécial.
De ma belle dans toute sa beauté, dans toute son unicité, dans toute sa laideur et sa froideur aussi parfois.
L'autisme, sans gant blanc, parce que je vis avec ce géant 24 heures sur 24.

En attendant, le 2 avril, portez du bleu.
Ça ne changera rien à notre quotidien, mais ça nous donnera un petit coup de vent dans le dos pour continuer d'avancer.

Un peu d'informations sur le site d'Autisme Montréal:
http://www.autisme-montreal.com/freepage.php?page=48.21


25 mars 2013

Motivation et tâches

Avec une grande fille dyspraxique, autiste et TDAh, j'ai dû faire plusieurs adaptations dans la maison.
Depuis quelques mois, j'ai un doute grandissant que fiston, bientôt 8 ans, souffre aussi d'un TDAH.
Pour l'instant, il performe excessivement bien à l'école, alors je ne pousse pas les évaluations, mais je sais que ça commence à le déranger pour son organisation personnelle à la maison.

Après de multiples tableaux de pictogrammes pour les routines, de calendriers, de chemin des récompenses... Je dois continuer à ajuster.
Une technique ne fonctionne pas très longtemps et si en plus elle demande trop de travail, on l'abandonnera plus vite qu'elle ne cessera d'être efficace.

J'ai donc développé une nouvelle façon de motiver les enfants à faire leurs petites tâches et à devenir autonomes face à leurs responsabilités.

À noter, j'ai commencé petit, pour m'assurer de bien ancrer le processus et leur faire vivre des succès.

Voici donc un des deux tableaux:

Ça, c'est la feuille des tâches obligatoires quotidiennes.
Les enfants se relaient pour nourrir et donner de l'eau aux chiens, ils doivent s'occuper de leurs vêtements/sacs dans l'entrée, ne pas laisser traîner leur boîte à lunch et ramasser leur table au complet.
Ce sont des tâches qu'ils sont habitués de faire.
Le défi? Le faire et venir eux-mêmes cocher leur feuille.
Ça, c'est la portion : je développe ton autonomie et ton sens des responsabilités.
Si les 5 cases ne sont pas cochées lorsqu'ils vont se coucher, je ne donne PAS les 50$.
(À noter, ce ne sont pas des vrais dollars. J'utilise de l'argent Monopoly!! ... à élaborer plus bas)

Ils ont chacun leur feuille de tâches obligatoires, mais ils ont aussi une feuille bonus, sur laquelle j'ai inscrit quelques tâches que j'apprécie qu'ils fassent, qui ne font pas encore partie officiellement de leur routine et que je veux motiver à les intégrer.

La partie la plus difficile pour ma fille? S'assurer de cocher ses cases. À la fin de la journée ses tâches sont toujours faites, mais le tableau reste parfois à demi rempli. Elle y travaille fort.
Pour l'instant, Raphaël, ça va bien! J'augmenterai bientôt le nombre, pour lui.

Les dollars Monopoly ainsi ramassés s'accumulent et leur servent à magasiner dans le "magasin des privilèges".
Premièrement, en utilisant de l'argent, on travaille les additions chaque fois qu'ils veulent compter leur total. Additionner les 1-5-10-20-50-100-500$... pas facile pour ma belle. Raphaël est capable et il adore faire des paquets de "petit argent" pour avoir un plus gros billet.
"Maman, tu m'échanges mon 50, mes deux 20 et mes deux 5 pour un 100$, svp?".

Ensuite, ils choisissent s'ils veulent des petites récompenses plus souvent ou des grosses récompenses moins souvent.
Le prix des privilèges va de 200$ à 1500$.
Mélina apprécie en acheter souvent. Raphaël se fait parfois des défis et en amasse beaucoup pour avoir un gros privilège.

Des exemples de privilèges? (la majorité ne coûte rien ou pratiquement rien).

-Jouer 1h à la Wii.
-Avoir un congé de tâches pour la journée.
-Jouer 30 minutes sur le téléphone de maman.
-Se coucher 15 minutes plus tard.
-Commencer son dodo dans le lit des parents.
-Faire un cinéma-maison à ton goût.
-Piger dans le sac à surprises.

Il y a de grands privilèges (très coûteux), comme aller déjeûner au resto avec un parent, un budget de 20$ pour un jouet au magasin, louer un jeu de Wii pour la fin de semaine...

Voici donc le système en cours, chez nous, ces temps-ci.
On travaille les mathématiques, la responsabilisation, l'autonomie, le sens de l'économie, la persévérance, l'entraide...

Ça vous inspire?

19 mars 2013

Pâques

Normalement, Pâques arrive en même temps (ou presque) que la fête de 3 des 4 enfants de la famille.

On fête, mais semi.. puisque les anniversaires prennent beaucoup plus de place!

Cette année, Pâques est 3 semaines avant tous ces anniversaires, alors ce sera une fête "à part". Et paf, me voilà à ne pas savoir quoi en faire...

J'ai reçu, de la part de Kinder, un gros panier de Pâques, rempli de gâteries.
Les enfants sont heureux, chocolats+jouets font si bon ménage.

Mais on s'est quand même questionnés.. Que fera-t-on de Pâques?

Il y a quelques années, quand les enfants étaient petits, j'avais organisé une chasse aux trésors. Leur petit cadeau de Pâques était caché, et le lapin avait laissé des indices colorés partout dans la maison.. (indice numéro 1 amenant à l'indice numéro 2, etc.)

Maintenant qu'ils sont plus grands, je ne veux pas insister sur le lapin de Pâques et miserai plutôt sur de bons moments sucrés en famille.
Nous irons bruncher chez grand-maman avec cousin-cousine-tante et oncle.

Dans ce panier cadeau se trouvaient des oeufs à décorer/peinturer. Ce sera certainement le début d'un blitz de bricolages thématiques.
J'ai quelques idées ici: http://pinterest.com/tigrou/paques/

Les gros chocolats commerciaux ne feront pas partie de la fête, puisque ma fille n'en mange que si peu à la fois et que mon fils réagit aux grosses quantités de chocolat au lait. Les petits Kinder comblent notre dent sucrée. Et les jouets, lorsque mes enfants les déballent en double ou triple, font le bonheur des petits à mon travail :)

Parlant de Kinder, n'hésitez pas à aller cliquer « j’aime » sur la page Facebook de Kinder Canada pour la cause de Réseau Enfants-Santé. Kinder remettra 1 $ pour chaque nouveau clic entre le 1er et le 31 mars jusqu’à concurrence de 25 000 $.

Joyeux préparatifs de Pâques!!! :)

Mars tremble...

Il y a 2 ans, mars a tremblé, un tremblement de terre très bien ressenti.
Il y a 10 ans, mars a tremblé, un test de grossesse positif, le premier, me nommant "maman".
Il y a 19 ans, mars a tremblé, la mort de ma grand-maman, mon dernier grand-parent.
Il y a 22 ans, mars a tremblé, la mort de mon meilleur ami, à 11 ans, accidentelle. (http://doudouneetcie.blogspot.ca/2011/03/la-terre-tremble-meme-date-20-ans-plus.html)

Le mois de mars remet certaines choses en question. 
Le mois de mars signifie la fin de l'hiver (quoiqu'en congé-tempête aujourd'hui avec les enfants).

Une envie de renouveau. Une envie de tout changer.
Pourtant, mars revient chaque année avec sa même constatation.
On n'est pas là pour rester, on est là pour accomplir.

Mon plus grand accomplissement court, sur 4 petits pieds, grandissant sans cesse.

Ils font le plus grand bordel possible en un temps record, ils laissent des miettes de toast sur la table après le déjeûner, ils laissent une flaque sous le pot de savon dans la salle de bains.
Ils sont incapables de garder leur salle de jeux propre et rangée, ils ont une tonne de livres empilés sur leur table de nuit, ils mettent des Legos sous mes orteils à force d'en faire tout le temps, ils remplissent les murs de dessins colorés. 

Ils savent s'exciter devant un petit rien.
Ils savent s'occuper avec des petits riens, aussi.

La preuve?
Ils jouent à l'hôtel depuis hier soir. 
Pourquoi?
Ils avaient le mot "réception" à étudier dans leur liste de vocabulaire cette semaine. Devinez l'explication que je leur ai donnée ?

Des petites choses toutes simples.
Même quand tout tremble. Eux, ils ont les pieds ancrés dans la vraie vie. Et ils accomplissent à fond!

CRÉDIT PHOTO: Annie Garofano, photographe.

15 mars 2013

Notes scolaires et cie.

Cette semaine était la semaine des bulletins.

Chaque fois, je m'épate de voir la fierté de certains parents face aux "notes" en chiffres des enfants..
Je préfèrerais grandement avoir un commentaire dans chaque section plutôt qu'un chiffre, j'aime savoir comment mon enfant se comporte, comment il s'organise dans son travail, son niveau d'intérêt, sa compétence et sa motivation au travail, sa capacité à travailler en équipe, de quoi a l'air son pupitre...

Les notes servent à classer les élèves, c'est bien évident. Elles sont "nécessaires".
Mais pour moi, elles ne sont qu'accessoires.
Mes enfants se "fendent le derrière" (désolée l'expression) quotidiennement à l'école.
Ils travaillent fort, tous les deux. Redoublent d'efforts, cherchent à comprendre, trouvent ça parfois difficile puis sont fiers de savoir comment faire, aiment voir leur progression depuis le début de l'année.

Bien sûr que j'aime voir des chiffres élevés.
Bien sûr que 100%, on dit "ouf wow".
Mais qu'en est-il de ce 80 si durement gagné? De ce 50 travaillé si fort jour après jour, qui aurait été un 32 il y a 6 mois tellement il y a eu d'efforts mis... ?

Je suis fière. Fière de dire que mon fils n'éprouve aucune difficulté scolaire, même si selon ses dires, il trouve l'anglais difficile.
Je suis fière. Fière de dire que ma fille a augmenté plusieurs de ses notes lors de cette deuxième étape, qu'elle met son 400% quotidiennement et que ses notes, ce sont probablement le maximum qu'elle peut atteindre. Pour un enfant, le maximum c'est 100. Pour un autre, ce sera 45. Gardez-le en tête lorsque vous mettez les yeux sur le bulletin.

Je suis fière d'en avoir fait des travaillants, des enfants intéressés par leurs apprentissages scolaires, respectueux de leur enseignante et des enfants autour d'eux.
Je suis encore plus fière lorsqu'ils ramènent leurs méritas de bonne conduite, étape après étape, depuis le début de leur parcours scolaire.

On travaille tous fort. Et ici, on a tous les notes qu'on mérite avec les efforts dans le tapis.

Je me souviens, petite, de 1ère à 6ème année, j'étais une première de classe.
Les rares "pas 100%" que j'ai obtenus laissaient ma mère intriguée, mais jamais eu de pression. Parce que 98, c'était plutôt proche de 100.
Puis PAF, 6ème année, j'ai eu 59% dans mon examen de table de multiplication du 9.
59, quand tu as toujours eu 100, ça fait mal. Ça fait mal à l'orgueil.
Ça te met devant TA bête noire.

Elle m'a toujours suivie, cette note. Ma bête noire, c'était les maths. Puis se sont ajoutées les sciences.
Malheureusement, je n'avais pas appris à mettre beaucoup d'efforts. Ça ne m'a pas tant nui, mais j'ai réalisé que bûcher et avoir "sa" meilleure note, ça vaut de l'or. Mes enfants le savent déjà.

Bonne remise de bulletins!!!

12 mars 2013

Relâche: relâchement ou gestion supplémentaire?

Il me semble avoir vu arriver l'ombre de la relâche très tôt cette année.
En ayant plusieurs amies profs, j'ai réalisé que plusieurs attendaient la relâche dès le début février...

Les journaux se sont mis à en parler, les articles sur le web, les statuts Facebook, les annonces publicitaires.. Partout!!!

Et puis, paf, ça m'a frappé de plein fouet.

Mais QUE ça prend de la place, la relâche.

Mes enfants avaient hâte, bien sûr. Moi aussi, pour eux. Puisque nous, on travaillait à la relâche.

Et bang, on ne fait plus partie des statistiques. Plus rien ne s'adresse à nous.
Tout le Québec semble s'arrêter pour une semaine, tellement la pub familiale devient imposante à quelques jours de ce congé!

Congé qui arrive, tout de même, tôt après les deux semaines de congé des Fêtes.
Aucun prof ne vous dira que c'est rapide. Aucun élève non plus.
Le parent qui travaille vous dira qu'en plus de l'été, des vacances de Noël et des nombreuses pédagos, ce congé n'en est pas toujours un de "relâchement".

On nous propose des centaines de sorties trippantes (et très chères et très bondées de monde!!), on nous fait la liste de tout ce qu'on pourrait faire pour en profiter avec nos enfants, on idolâtre le pyjama, les restos nous offrent des gratuités/méga rabais pour attirer l'enfant qui trippe sur la bouffe du resto et la maman qui trippe sur le congé popotte...

Mais.. qui s'inquiète des enfants qui ne relâcheront pas vraiment? Ceux qui, à part de ne pas avoir à gérer le stress scolaire et les devoirs/leçons, ne relâcheront pas tout à fait. Ceux pour qui le cadran sonnera, chaque matin, et qui iront au camp, chez grand-maman, chez une amie, alouette... Parce que de fermer service de garde et n'offrir aucun "backup plan" aux parents, c'est prendre pour acquis que tout le monde PEUT relâcher.

C'est difficile de voir toute l'attention portée à la relâche et se sentir compétents face à ce congé quand justement, on n'est pas en congé.

Faute de gardienne, j'ai fini par prendre 3 jours -à mes frais- sur les 5 jours de la semaine. Trois jours sans paye o ù j'ai décidé de ne pas dépenser l'argent que je ne gagnais pas et de faire profiter de ma présence à mes enfants (qui n'auront trouvé le repos que le dernier vendredi.. c'est tout dire que ça leur aurait pris un VRAI congé pour se remettre ...)

Aucun resto à rabais, aucun cinéma (sauf dans mon salon, là où on n'avait pas à partager notre bulle avec des inconnus), aucune sortie (sauf pour aller glisser sur une bute dans un fond de champs)...
J'ai vu passer certains programmes de relâche et non, ça ne m'allait pas. C'est à croire qu'il faudrait changer son titre de congé, si on planifie cette semaine comme un voyage touristique en groupe.

J'ai eu la chance d'entendre "je sais pas quoi faire" et de voir mes enfants regarder le temps passer. Toute une richesse.
Quand je leur ai demandé de faire le bilan de leur semaine, leur activité préférée... ? La journée passée chez mon amie (qui les a gardés une demie-journée que je travaillais) et la soirée avec eux. Et pas pour le resto qui a clôturé la soirée avec de délicieux sushis, mais pour la présence et le fun de jouer autant qu'ils voulaient avec des amis qu'ils adorent. Journée sans horaire, au gré de nos envies respectives.

Ça. Et la partie de Monopoly (qu'on a pu jouer au COMPLET!!), et la glissade jusqu'à ce qu'ils se tannent, et les films et le bon popcorn fait dans ma machine..


L'année prochaine, coûte que coûte, je prends la relâche en congé.
Et je relâcherai.
Je fermerai Facebook et la télé 2-3 semaines avant, sûrement... Et j'offrirai ce que mes enfants aiment. La simplicité d'un matin en pyjama à jouer aux Legos, se coucher plus tard et écouter un DVD de la maison tous les soirs, manger quand on a faim, jouer dehors sans regarder l'heure...

Pour moi, c'est ÇA la relâche. Ça a toujours été ça.
Travailler cette année m'a juste fait remarquer que ce n'est pas ce qu'on nous vend. Mais je sais que je ne suis pas la seule.
Et je sais qu'avoir accordé tant de place aux petits bonheurs tout simples de la vie aura été payant, dans le passé. La preuve, la relâche ne m'a rien coûté. Sauf mon salaire.....




11 février 2013

Persévérance, parent-roi, relâche...

C'est cette période de l'année, où à travers les coeurs rouges et roses de la St-Valentin chez les romantiques ou ceux qui ont de jeunes enfants (ou travaillent dans le milieu), on parle surtout d'école.

Fin d'étape, semaine des enseignants, semaine de la persévérance scolaire, relâche que les profs semblent attendre depuis le 9 janvier...

Cette semaine a circulé partout un article qui sait faire jaser.
http://www.ledevoir.com/societe/education/370533/le-monarque-c-est-moi

Puis une explication:
http://madameunetelle.blogspot.ca/2013/02/parent-roi-la-une-des-explications.html?spref=tw

Ça fait jaser. Les parents, les profs.
Il y a le parent-roi, le parent qui s'en fout, le parent impliqué, le parent discret, le parent absent...
Cet article, qu'on soit d'accord ou non, envoie le message à tous.
Les parents existent, ils sont derrière toutes les petites têtes assises en classe toute la journée et veulent, en général, être impliqués dans l'éducation de leurs enfants.
On en voit encore qui sont bien heureux que quelqu'un d'autre prenne cette charge en main à leur place (que ce soit en CPE ou à l'école), mais bon nombre de parents veulent maintenant plus.

Après, libre à nous de penser ce qu'on veut de ce règne parental sur les écoles (et sur les garderies, aussi!)

Puis, il y a la semaine de la persévérance scolaire, qui arrive tout juste après la semaine des enseignants.  Hasard? Les deux sont liés, assurément.
La persévérance scolaire ne commence pas en classe, croyez-moi. La persévérance s'apprend bien avant, mais les profs ont leur rôle à jouer dans le maintien de celle-ci.
Dans une ère où les réformes se sont succédées, où tout change vite dans le milieu de l'éducation alors qu'en même temps, on stagne sur certaines sphères de celle-ci (on n'a qu'à penser à l'intégration qui est montée en flèche mais pour laquelle on n'a pas offert le soutien nécessaire...), il faut prendre un grand souffle avant le premier jour de maternelle et embarquer dans le train.

C'est difficile, pour un parent "ordinaire", que de soutenir son enfant face à l'école. C'est un travail quotidien pour lequel on ne se sent pas toujours compétent.
Bien sûr, on nous dit que de s'impliquer, s'intéresser, soutenir dans les devoirs et leçons, participer aux différents projets aidera l'enfant. Mais concrètement, on ne sait à peu près pas ce qu'il fait, 7 heures par jour au minimum.
Quand l'enfant revient à la maison avec son devoir de mathématiques, on ne sait pas nécessairement comment cette matière a été enseignée, surtout quand l'enfant éprouve des difficultés. C'est étrangement à CE moment-là que le parent est le plus sollicité alors qu'il est le moins informé (et formé!).

Avec un enfant en difficulté d'apprentissages, on doit devenir profs. Un peu, à notre manière. Et non, ce n'est pas notre mandat, et les profs vous le rediront... Devoirs et leçons, vous allez soutenir et superviser, chers parents. Soit.
"Lâche pas, mon coco... tu vas finir par comprendre, demande à Madame X demain... " sont des phrases qu'on voudrait prononcer. Parce que la technique d'addition de madame X, on ne la connaît pas... et qu'on risque de montrer des trucs tout croches.  Et pourtant, on ne le dira pas, parce qu'on encouragerait pas l'effort, parce qu'on se déchargerait de ses apprentissages scolaires, parce qu'on ne montrerait pas notre intérêt face à ses 180 jours de classe qui forment un futur adulte avec un métier.

Croyez-moi, j'ai un immense respect envers les enseignants. Je leur dis SOUVENT, je leur ai tous écrit dans le cadre de la semaine des enseignants. Je suis le parent impliqué pas dérangeant. Je suis la présidente du Conseil d'établissement, je vais souvent à l'école, j'apprécie les appels des profs, je questionne et m'intéresse. Mais bien souvent, j'ai envie de me décharger d'une partie.

Parce que ma job de leur montrer la persévérance, je l'ai fait et je la fais encore. Parce que j'ai passé des heures à soutenir ma belle dyspraxique pour qu'elle réussisse à pédaler son vélo à 4 roues. Parce que j'ai fait des heures et des heures d'exercices d'orthophonie pour qu'elle prononce enfin la lettre "l". Parce que dans la vie d'un(e) dyspraxique, TOUT est persévérance.
Je crois qu'ils ont réussi à généraliser cette qualité, mes enfants. Je continuerai de leur dire à quel point j'ai aimé l'école, que ce sont de belles années, que leurs apprentissages les rendent meilleurs, que leurs efforts comptent mille fois plus que la note, que leur comportement exemplaire me rend plus fier que s'ils avaient été capables de compter à l'envers de 100 à zéro, par bonds de 4, en espagnol!

La persévérance scolaire, j'appelle aussi ça la persévérance parentale. Mon travail de parent, je le fais. Chaque minute que mes enfants passent avec moi, je le fais. Je fais aussi mon travail de travailleuse, mon travail de teneuse de maison, etc. Me transformer en prof une heure tous les soirs est souvent au-dessus de mes moyens, et malgré tout, je le fais encore. Parce que c'est important, parce que ça m'intéresse et parce que ça compte. Mais je suis essouflée.

J'aimerais moi aussi attendre impatiemment la semaine de relâche pour avoir des vacances, mais non.
Monsieur et madame tout le monde n'attendent la relâche que pour des vacances de lunchs et de devoirs, tenez-vous le pour dit.



30 janvier 2013

Stéréotypes??

Quand je suis tombée enceinte, j'avais le désir d'avoir une fille. Désir que je n'osais verbaliser qu'en chuchotant, bien sûr.. Parce qu'à la base, tout ce qu'on veut, c'est un bébé en santé.
Mais les mamans veulent bien souvent une petite fille, pour la coiffer, jouer aux poupées et aux Barbies, acheter de jolies robes, peinturer en rose ou se dire que peut-être, elles feront moins de vagues et de mauvais coups qu'un petit garçon. (oui, c'est fort, les croyances!!)

Puis, j'ai eu ma fille.
Je n'ai pas tout fait en rose, mais j'avais une jolie et douce petite fille toute rose.
Puis, à peine 9 mois plus tard, je suis retombée enceinte.
Cette fois, jamais je n'aurais osé dire que j'espérais encore une fille. J'en avais déjà une, alors c'était moins criant, mais en silence, j'espérais un peu, tout de même. Surprise!!! Fiston était bel et bien là, tout en petit homme qu'il était. Et vous savez quoi? Je n'ai pas été déçue une seule seconde.

Aujourd'hui, je me considère EXTRÊMEMENT choyée de connaître la maternité, encore plus de savoir ce que c'est d'être la mère d'une fillette et la mère d'un garçon.
Bien différent? Pas TANT que ça.

L'avantage d'avoir eu une fille et un garçon, c'est qu'ici, les jouets, c'était pour tous et unisexe.
N'avoir eu que des filles, serais-je allée acheter des petites autos, des camions, des costumes de Batman et une planche à roulettes?
N'avoir eu que des garçons, aurais-je résisté devant les étalages de Barbies, de poupées à habiller, de bricolages avec des brillants et de films de princesses et de petits chiots?

Ici, il y a de tout. Les jouets n'ont jamais été "de fille" ni "de gars". C'est ma fille qui préfère jouer aux autos, ici. Et fiston est très heureux de colorier, bricoler et faire du scrapbooking pendant des heures!

Ils ont une belle variété.

Mais, malgré tout, la nature est faite forte.


Quand j'ai reçu ceci, tout naturellement, les enfants se sont rués sur "leur" boîte.

Et ce n'est pas que mon fils ne joue jamais aux Barbies (il a aimé longtemps, maintenant, c'est souvent pour faire plaisir à sa soeur!) ni que ma fille ne trippe pas d'aligner des autos... Mais leur génétique a crié fort !

Mon collectionneur adore les petites autos, il a si hâte de finir sa collection (il y en a 6 modèles).
Ma grande fan de Barbies a été déçue pendant plusieurs jours de ne déballer que des "cocos ordinaires" (il faut savoir qu'un sur trois peut contenir un jouet spécial). Elle qui normalement adore les jouets "ordinaires", elle n'attendait cette fois QUE les jouets Barbie. (qui sont bien roses, mignon, girly et qui lui plaisent!)

Je vous donne un "indice" intéressant? Ils ont découvert que le coco qui renferme le jouet, dans le chocolat, n'est pas de la même couleur s'il contient un jouet spécial... ;) (il est orangé plutôt que jaune!).
Et les jouets "ordinaires" sont toujours en évolution, on en découvre souvent des nouveaux qui sont appréciés !! (et ceux qui se retrouvent en double sont bien utiles dans les classes de primaire, pour la grammaire en 3D !!)

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31 décembre 2012

2012... 2013...

2012 .. L'année de la fin du monde?

Janvier: après des évaluations plus poussées par la pédopsychiatre, nous avons un diagnostic de plus dans notre valise. Un mot lourd de sens et qui pourtant, enfin, explique plutôt bien notre doudoune.
http://doudouneetcie.blogspot.ca/2012/02/sept-lettres-dans-une-valise.html

Je dois également apprendre à composer avec une nouvelle réalité, la conciliation travail-famille.
http://doudouneetcie.blogspot.ca/2012/01/les-petits-bonheurs.html

Février-mars: La relâche, semaine où j'ai pris congé pour offrir ces "vacances" à mes enfants, après un congé de Noël/récent retour au travail pas très reposant.
http://doudouneetcie.blogspot.ca/2012/02/la-relache.html

Avril-mai-juin: La routine scolaire, qui pèse parfois lourd sur les épaules de ma puce. Échecs, difficultés, nouvelle orthopédagogue, nouveaux objectifs. La décision est finalement prise, ma doudoune recommencera sa 2ème année, mais on refuse qu'elle et son frère soient dans la même classe, malgré leurs demandes.

Juillet-août: Ou communément appelé : la concilition travail-famille-enfant différent pas d'école...
Ou aussi : comment jongler avec 2 enfants en congé, sans vacances et à temps trop partiel pour les paiements du camps de jour et à réalité difficile.
Deux mois qui auraient dû être reposants et qui auront créé de grands remous pour mes enfants (et nous, par ricochet... ) De beaux moments malgré tout. Des petits bonheurs qui me permettent de renouer avec le plaisir de passer de doux moments avec mes amours.

Septembre: Rentrée scolaire. Plus facile que toutes les autres (enfin!), ma doudoune retourne dans la classe réconfortante de sa prof qui l'aime tant !! Mon petit homme passe par-dessus sa déception de ne pas avoir la même prof que Mélina pour découvrir une classe trippante et une prof stimulante avec de beaux défis! Et moi, je découvre ce que c'est d'être la maman-devoirs de DEUX enfants dans la même année scolaire.
C'est aussi un mois de changements. Au travail, je change de défis au début septembre, puis un appel me fait faire un changement à 180 degrés... : je change de job!!
Je quitte donc cet emploi tant aimé pour un autre permanent, à 5 minutes de ma maison, en face de l'école des enfants.

Octobre: Non. Ça ne va pas. Après des démarches, la décision est prise. Je retourne à mon ancien emploi. Augmentation de salaire, le sentiment que c'est vraiment là que je serai le mieux, une équipe qui me manque chaque jour... C'est décidé. Il y a bien sûr des désavantages à ce boulot, mais j'y retourne et j'y suis accueillie avec des cris de joie (et mon sentiment que c'est là que la conciliation travail-famille est la plus efficace!)

Novembre: Ma doudoune a 9 ans. NEUF!! Pour la première fois, elle invite trois amies de l'école et deux se présentent à son anniversaire. Elle est nerveuse, mais hyper heureuse. On se met ensuite lentement en mode "préparation de Noël".

Décembre: Noël bat son plein. Les enfants sont fatigués, je suis épuisée. Les vacances de Noël se passeront en famille, cette année. J'ai pris les 2 semaines à mes frais, chéri s'est pris quelques jours pour en profiter un peu aussi avec nous. Mot d'ordre: repos et liberté. Mot réel: pas toujours simple, un enfant autiste sans routine...
Mon père ne va pas mieux, je le fais rentrer en ambulance à l'hôpital. Il devra se faire opérer en janvier. Il veut mourir. Je sais que ça viendra. Mais je ne laisserai pas ma tête se dire que je l'ai laissé partir trop vite.

Nous voici donc au 31 décembre.
31 décembre, en 2005, vers 14h.. le téléphone sonnait. L'hôpital. Maman ne respirait plus.
http://doudouneetcie.blogspot.ca/2005/12/bye-maman.html

Il y en a eu, des "sans toi", depuis...
http://doudouneetcie.blogspot.ca/2006/12/un-premier-sans-toi_28.html
http://doudouneetcie.blogspot.ca/2006/12/jaurais-voulu-te-dire-adieu.html
http://doudouneetcie.blogspot.ca/2007/05/souvenirs-souvenirs.html
http://doudouneetcie.blogspot.ca/2008/11/entre-moi-et-le-ciel.html

(...)

31 décembre 2012.
J'ai eu 34 ans, le 12/12/12... Mon année chanceuse qui commence?
On verra.
En attendant, j'ai 365 jours pour le constater. Et m'assurer qu'aucun de ces jours ne sera oublié.
Comme bien d'autres, cette année, c'est une phrase-phare que j'aurai.
Bonne année 2013.




13 décembre 2012

Donner.. ou recevoir?

Chaque année, c'est le même manège.. Dès que la fête de l'Halloween est passée, tout le monde (ou presque) se met en mode Noël!
Certains le font avant.. d'autres attendent à la dernière minute...

Mais on n'y échappe pas, le temps des Fêtes revient année après année.

Chez moi, les traditions sont importantes. Je les ai instaurées et je réalise que maintenant, ce sont les enfants qui les réclament et les attendent.
Leur plus importante, après bien sûr le déballage de cadeaux le 25 décembre tôt le matin, en pyjama, est celle du buffet du réveillon.

Détrompez-vous, le mot buffet n'implique aucune foule.
Moi, mon amoureux et mes deux enfants, dans le confort de notre maison.
Ce soir-là, on soupe tard.
Ce soir-là, les téléphones sont fermés, la musique joue doucement.
Ce soir-là, on n'entend aucun "reste assis" ni "mange tes légumes".

Je prépare plusieurs plats que je dispose sur une table dans le salon.
On a tout décoré, on a de la vaisselle de Noël, on mange ce qu'on veut, on placote...
Après, on joue à des jeux de société et on termine souvent le tout devant un film de Noël, bien blottis tous les quatre sous une grande doudou, les chiens qui roucoulent à nos pieds!

Cette tradition, ils y tiennent tous.
Je tente bien chaque année d'introduire des nouveautés dans ce buffet, mais ils tiennent à l'habituel.
Chéri réclame les boulettes de jambon aigres-douces, recette de sa maman.
Mon fils réclame les "doigts de sorcière", ces bouchées de saucisses aux Corn Flakes.
Ma fille réclame les petits pains fourrés et la trempette chaude au fromage.

Cette année trônera au centre du buffet dessert ce gigantesque oeuf Kinder!

Je me demande sincèrement ce qu'il contient, mais je suis convaincue qu'il fera fureur. Il est bien caché, en attendant le réveillon, parce que je doute que quiconque aurait réussi à se retenir de l'ouvrir... juste pour voir!!!

Mais je ne pourrai passer à côté des autres classiques... ou bien je créerai une nouvelle tradition, avec ce giga-oeuf!!! Qui sait!

On n'a pas un Noël luxueux. Bien heureusement, j'ai réussi à inculquer à mes enfants la joie des petits bonheurs simples. Cette soirée ne coûte pratiquement rien, pas de pression, pas de déplacements... Toute la famille sourit, tous se couchent le coeur heureux de ce temps de qualité (et bien sûr, de l'effervescence du prochain matin!!)

Le sapin, le lendemain matin, ne manque pas de cadeaux. Chaque année, notre petit sapin de 4 pieds me semble tellement minuscule lorsque le dessous est enseveli sous les boîtes. On n'y voit même plus le village, mais on y retrouve les traces de la visite du Père Noël qui échappe sa poudre magique partout sur le plancher.

Dans ces boîtes, rien de gros. Beaucoup de boîtes pour le plaisir, bien des petits trucs pour du bon temps. Budget respecté.

En novembre, chaque année, nous faisons un tri. Évidemment, je dois rappeler aux enfants que Noël approche, qu'ils auront de nouveaux jouets et que leurs anciens pourraient faire le bonheur d'un enfant moins chanceux qu'eux. Plus le temps passe, moins ils rechignent à faire cet exercice. La notion de richesse n'est clairement pas encore acquise, mais il réalise bien la chance qu'ils ont.

Nous sommes présents, nous ne manquons de rien d'essentiel, ils ont des gâteries, ils sont élevés avec amour et stimulés quotidiennement et nous nous faisons un devoir de leur rappeler.
Dans ce monde où la consommation prend beaucoup de place, je les ramène à la base d'avoir des bonheurs simples, au-delà de ceux qu'on leur refuse parfois.

Une boîte de jouets a pris le chemin du Comptoir d'entraide, avec des vêtements. La roue tourne.

La générosité ne coûte rien lorsqu'elle vient du coeur, mais l'effet est le même sur la personne qui reçoit.

Joyeux préparatifs de Noël !!!

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13 novembre 2012

On ne se tanne pas...

Chez moi, les routines sont importantes.

Avec une fillette autiste et un fiston qui aime savoir où il s'en va , les routines sont devenues essentielles à notre survie.

Une partie de ces routines consiste maintenant à trouver une façon de rendre ces routines moins routinières.. Me suivez-vous encore?

Il y a des choses qui reviennent chaque jour, certaines qu'on aime (l'heure de l'histoire), d'autres qu'on aime moins (se brosser les dents, prendre son bain) et d'autres qu'on aimerait que maman oublie de temps en temps (les devoirs, le ménage...)

Je crée des routines pour sécuriser ma fille, mais aussi pour m'assurer que les demandes sont claires et qu'ils sont "récompensés" à leur juste effort. (et aussi, par paresse.. parce que ça m'agace de devoir répéter ce qui doit être fait ou ce qui s'en vient...)

À ma grande surprise (pas tant que ça!), mes enfants s'en créent eux-mêmes, aussi.

Des routines que je n'ai pas inventées, que je n'exige pas, qui ne font partie d'aucun carton de pictogrammes et qui pourtant, sont essentielles pour eux...

Ainsi, dès que cette fameuse boîte blanche entre dans la maison, au début de chaque campagne, une routine s'installe.

Ils débarquent de l'autobus ou de la voiture, rentrent dans la maison, se déshabillent, vont ranger leur boîte à lunch, se lavent les mains, arrivent dans la cuisine et demandent......

"Maman, est-ce que je peux me prendre un Kinder?"

Je ne dis pas tous les jours oui, évidemment...

Mais quand cette boîte est arrivée, plus tôt cet automne, c'était difficile de résister.
Les jouets avaient changé, le thrill était là plus que jamais de savoir sur quel jouet ils allaient tomber..

Le plaisir du petit chocolat d'après-midi est encore et toujours là...

Mais certains jouets ont fait vraiment plus fureur que le sucre lui-même!!!

On en a donc mangé, de façon routinière, quelques fois par semaine.
On en a distribué aux amis présents à l'anniversaire de Mélina.
On a partagé avec papa (et fait des yeux doux pour obtenir son jouet...)
Puis.. on a vu le fond de la boîte.

Depuis, la routine n'a pas vraiment changé.
C'est maintenant "tu n'as pas encore reçu de Kinder? qu'est-ce que je peux prendre comme collation..."

En attendant, mes cocos, jouez avec vos dinosaures, Spirograph, petits oursons, casse-tête et petits monstres..

Papa aussi devra travailler sa patience... en attendant, il est occupé!!!!


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23 septembre 2012

Avoir un réseau... instinct de survie?

Lorsqu'on devient parents, on réalise rapidement qu'il est important d'avoir un "réseau".
Une amie à qui parler de nos problèmes d'allaitement, une copine qui offre une heure ou deux de gardiennage de temps en temps, une grand-maman prête à prendre les enfants pour le weekend, ici et là.

Lorsqu'on est parent d'un enfant différent, ce réseau est essentiel.
Malheureusement, l'aide ne se multiplie pas avec les diagnostics.
Au contraire, elle diminue.

On est alors entourés d'oreilles, mais pour ceux qui ne vivent pas notre quotidien, l'idée qu'on puisse parfois avoir besoin de plus n'est pas toujours une évidence.
J'ai toujours eu de la chance, j'ai de bonnes amies... Elles m'ont offert écoute, soutien, le plus qu'elles ont pu offrir selon les circonstances. Malgré tout, je ne peux m'empêcher de penser à quel point j'aurais aimé que ma mère soit encore là...

Qui de mieux que notre maman pour nous offrir un bon petit plat mijoté, la semaine où on n'a plus assez de temps entre les rendez-vous et la paperasse pour se faire un café chaud...
Pour nous offrir une soirée de gardiennage gratuit, alors que les sous gagnés au travail sont tous consacrés aux multiples thérapies coûteuses de notre enfant...
Pour prendre les enfants un weekend, qu'on puisse dormir sur nos deux oreilles, savoir notre enfant entre bonnes mains, pouvoir penser à notre propre nombril ...
Pour nous offrir d'aller à un rendez-vous à notre place, pour qu'on puisse manquer moins de travail...

Il y a une maman comme ça, probablement plusieurs! (et si vous faites partie des chanceuses qui en avez une, remerciez-la d'être là! Elle fait une différence, sachez l'apprécier!)

En voici une, maman engagée, grand-maman présente pour ses enfants et ses petits-enfants à besoins particuliers.

Pour son dévouement, je lui dis bravo.
Grâce à elle, il y a une famille qui n'est plus en instinct de survie, mais qui vit.

Hommage aux mamans Wallmart! Allez voir, les 8 finalistes ont toutes une histoire extrêmement touchante !!

Voici celle de cette maman-grand maman dévouée !
http://www.mamandelannee.ca/maman/?mom_id=7874&ap=1#finalist-info

Et pour les autres finalistes:
http://www.mamandelannee.ca/

Cette campagne aura lieu encore en 2013.. pensez-y, si votre maman est une maman de l'année!


Information : je collabore au programme de Walmart avec Mom Central. J’ai reçu une compensation pour ma participation. Les opinions exprimées sur ce blogue n’engagent que moi. AUCUN ACHAT NÉCESSAIRE. Un accès à Internet et un compte de courriel valide sont exigés. Les mises en nomination se feront entre le 10 mai 2012 et le 8 juillet 2012 pour des résidents autorisés du Canada ayant atteint l’âge de la majorité. Les participants ne peuvent se mettre en nomination eux-mêmes. Un (1) grand prix peut être gagné consistant en 10 000 $ en espèces, un don de 100 000 $ effectué par Wal mart Canada Corp. à une œuvre de bienfaisance/une cause et en un voyage à Toronto (valeur approximative au détail pour le participant de 22 000 $).
Sept (7) prix de finalistes peuvent être gagnés consistant en 10 000 $ en espèces, en un don de 10 000 $ à une œuvre de bienfaisance/une cause et en un voyage à Toronto (valeur approximative au détail pour le participant de 22 000 $). L’œuvre de bienfaisance/la cause est subordonnée à la vérification et à l’approbation définitive de Wal-mart Canada Corp., à sa seule appréciation.
Les chances de gagner dépendent de la manière dont le jury évalue chaque participation en fonction des critères. Pour obtenir le règlement officiel et pour mettre en nomination un participant, veuillez-vous rendre à l’adresse www.mamandelannee.ca.

26 juin 2012

Melman, Marty, Gloria

"I like to move it, move it.. i like to move it, move it..."
Étrangement, dès que je fredonne ça, mes enfants savent exactement de quel film je parle...

Madagascar a été un film marquant pour nous!!! Nous avons tous les 4 beaucoup, BEAUCOUP apprécié ... et vraiment, Melman, c'est mon personnage préféré!!! VRAIMENT!! (je dois avouer que je l'ai écouté toute seule en anglais juste pour apprécier la voix de David Schwimmer (Ross, dans Friends) qui donne encore plus de personnalité à la girafe névrosée hilarante!!!
Quel est votre personnage préféré??

Cet été, nous n'irons sûrement au cinéma qu'une seule fois, mais c'est assurément pour aller voir Madagascar 3 !!

Nous avons repris goût aux sympathiques personnages à travers les boîtes spéciales de Kinder spécialement marquées (Bonus Kinder Surprise).
Il y a tout un train à collectionner, 9 wagons et 5 jouets sur le film!! Du plaisir garanti!!!!



Allez visiter la page Facebook de Kinder Canada pour en savoir plus!!


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25 juin 2012

Maman, la mienne, celles des autres...

Il y a 6 ans et demi, j'ai vécu le moment le plus difficile de ma vie.
Debout, dans cette chambre vide et aseptisée d'hôpital, je regardais le mouvement du ventre de ma mère. Régulier, mais faible, ce mouvement trahissait la vie qui quittait doucement son corps.
Ce même ventre qui m'avait porté, 27 ans plus tôt, contre vents et marées. 
Ma mère est tombée enceinte à 40 ans, ce qui, dans les années '70, était plutôt rare. Dans son cas, c'était même dangereux. Fibromes multiples et âge avancé, le docteur lui a dit "Madame, si vous me demandez mon avis médical, je vous dirais de vous faire avorter. Cet enfant naîtra avec des séquelles, un handicap, ou peut-être même qu'il ne vivra pas du tout. Le danger est présent pour vous aussi."
Maman lui a alors répondu: "J'ai attendu ce bébé pendant 15 ans, je le prendrai comme il viendra, docteur."


Ce même docteur, c'est lui qui a suivi ma première grossesse. Je ne lui ai jamais dit qui j'étais, croyant qu'il ne s'en souviendrait pas. Mais j'étais le bébé qui n'aurait jamais dû voir le jour!


Ma mère est décédée le 31 décembre 2005.
Je me souviens encore de la majorité des mots que je lui ai dit, alors qu'elle s'éteignait, doucement, déjà dans un profond coma depuis quelques jours. 
Quand je suis retournée la voir 2 heures plus tard, il était trop tard. C'est ma mère, les yeux éteints, le ventre immobile, que j'ai enlacée (malgré les jaquettes et le masque et les gants) et à qui j'ai promis que mes enfants ne l'oublieraient jamais, même si leurs souvenirs d'elle ne sont liés qu'à ce que je leur raconte souvent.


Je me suis promis, quand je suis devenue mère, d'être l'inspiration de ce que ma mère a été pour moi.
Ma mère n'était pas parfaite, mais nous étions très proches. 


Je me suis toujours dit que ma mère m'avait donné de bonnes bases et que notre relation avait été assez saine pour que je puisse moi-même devenir une bonne maman. Sans, bien sûr, répéter les "erreurs" qu'elle a fait.


Depuis 8 ans et demi que je suis mère et je suis entourée de mamans extraordinaires.
La mienne, qui malgré son absence, a encore une place très importante dans ma vie.
Mais aussi plusieurs copines, devenues mères peu avant ou après moi.


Mon amie Joanie, mon amie de toujours, qui a 4 enfants merveilleux, qu'elle respecte chacun dans leur personnalité, l'un scientifique-curieux, l'autre émotif-créatif, l'autre délicate-sociable, l'autre théâtrale-enjouée...
Mon amie Mélanie, qui avec aussi 4 enfants, travaille à temps plein, cuisine des dizaines de bons plats maison, fait du sport et garde sa maison spic and span...
Mon amie Marilou, pour son lâcher prise et son plaisir évident à passer du temps de qualité avec ses enfants...
Mon amie Annie, qui a su prendre des décisions pour passer plus de temps avec ses enfants, qui a pris soin de ma fille comme si c'était la sienne pendant des semaines dans sa garderie à la maison...
Mon amie Nancy, qui a eu le courage de se lancer dans l'école à la maison avec son fils, qui a élevé deux grandes filles qui sont devenues des ados extraordinaires...
Mon amie Catherine, qui parle de ses trois filles avec une étoile dans les yeux et qui sait saisir les bonheurs au quotidien...
Mon amie Isabelle, qui sait gérer les allergies jour après jour, avec toujours plus d'imagination, qui gère également les diagnostics, les difficultés et les prises en charge la tête haute, qui avance les pieds dans la bouette en ne leur lâchant jamais la main...
Mon amie Julie, qui sait faire de sa maison un terrain de jeux stimulant pour ses enfants...
Mon amie Josée, qui a fait des choix de vie contraignants pour s'occuper de ses enfants...
Mon amie Véro, qui élève trois petites filles curieuses et qui jongle avec une garde partagée...
Mon amie Marie-Claude, qui elle aussi jongle avec une garde partagée de ses 3 cocos, qui est retournée à l'école et travaille à l'extérieur aussi...
Mon amie Marie-Claude, qui a sa garderie chez elle, a 5 enfants, a plusieurs diagnostics en poche, a souvent de la broue dans le toupet, mais a un humour à en faire décrocher la mâchoire et qui se donne corps et âme pour ses petits...
Mon amie Nat, qui a réussi à se créer une belle famille reconstituée où elle y puise son inspiration et où s'y créent des moments cocasses qui doivent faire de superbes souvenirs pour ses enfants...
et tant d'autres...


Toutes ces mamans m'inspirent beaucoup!
Je prends des petits bouts de chacune de ces mamans que j'aime, de la mienne, et de ce que je suis, pour être la meilleure maman possible pour mes amours!!!


Vous connaissez une maman extraordinaire? Pas juste une, je suis convaincue!!!
Venez lui rendre hommage, donnez-lui cette petite tape dans le dos qui lui donnera la force de se lever, ce matin où elle aura envie de reculer de quelques années et de faire la grasse matinée et ne s'occuper que d'elle pendant quelques heures....


Rendez-vous sur http://www.mamandelannee.ca/ pour soumettre une candidature.


8 prix seront remis à des mamans fantastiques, voir les détails ici: http://www.mamandelannee.ca/a-propos/
Mais surtout, elle aura le plaisir de savoir qu'elle a inspiré quelqu'un, qu'elle aura fait une différence, marqué sa place et laissé sa trace.




AUCUN ACHAT NÉCESSAIRE. Un accès à Internet et un compte de courriel valide sont exigés. Les mises en candidature se feront entre le 10 mai 2012 et le 8 juillet 2012 pour les résidents autorisés du Canada ayant atteint l’âge de la majorité. Les participants ne peuvent se mettre en candidature eux-mêmes. Un (1) grand prix peut être gagné consistant en 10 000 $ en espèces, en un don de 100 000 $ effectué par Wal-Mart Canada Corp. à une œuvre de bienfaisance ou une cause et en un voyage à Toronto (valeur approximative au détail de 22 000 $). Sept (7) prix de finalistes peuvent être gagnés consistant en 10 000 $ en espèces, en un don de 10 000 $ à une œuvre de bienfaisance ou une cause et en un voyage à Toronto (valeur approximative au détail de 22 000 $). L’œuvre de de bienfaisance ou une cause est subordonnée à la vérification et à l’approbation définitive de Wal-Mart Canada Corp., à sa seule appréciation. Les chances de gagner dépendent de la manière dont le jury évalue chaque participation en fonction des critères. Pour obtenir le règlement officiel et pour mettre en nomination un participant, veuillez vous rendre à l’adresse http://www.mamandelannee.ca/


Information : je collabore au programme de Walmart avec Mom Central. J’ai reçu une compensation pour ma participation. Les opinions exprimées sur ce blogue n’engagent que moi. 

30 mai 2012

Motivation... chocolatée

Depuis quelques semaines, avec la fin des classes qui approche de plus en plus, la fatigue grandit.
La pression, le stress, l'écoeurantite intense de tout ce qui concerne la routine septembre-à-juin, ça prend beaucoup de place dans ma famille.

J'ai créé, pour ramener une certaine motivation, un bingo des gentillesses...
Une bonne action, un service rendu, une bonne humeur, une chanson, un moment joyeux, une bonne idée  et hop, on met un collant sur le bingo!

Sur ce bingo des gentillesses, on devait remplir des lignes pour obtenir un privilège.
Faire un dessert avec maman,  choisir un film pour samedi soir, faire dodo avec papa, aller prendre une marche avec maman...

Mais j'ai remarqué que depuis quelques temps, même avec des beaux privilèges, la motivation n'y était plus. Même faire la base -leur responsabilité est de donner eau et nourriture aux chiens, matin et soir- demandait des efforts énooooooormes!

J'ai donc bonifié les privilèges du bingo des gentillesses... (parce que je crois que le seul privilège qui aurait pu les tenter aurait été de prendre congé de l'école, ce qui n'est pas possible en ce temps d'évaluations!)

Après 2 lignes pleines de collants, les enfants se méritent maintenant un Coco KINDER !!!
Ma bibitte à sucre collectionneuse (a.k.a Raphaël !) ADORE le principe de manger du chocolat ET de pouvoir ajouter un petit jouet dans sa boîte Kinder. (il garde même les oeufs en plastique jaunes qui contiennent les petits jouets et les papiers d'instructions!).

Je n'ai pourtant jamais utilisé la nourriture comme récompense (pas même les Smarties pour l'apprentissage de la propreté!), mais je dois dire que j'y ai pris goût.
Après tout, du chocolat, c'est une gâterie occasionnelle!!

La boîte de Kinder est restée quasi-pleine un peu plus longtemps, mais chaque coco déballé a eu pour effet de doubler la motivation pour les jours suivants et ça, en mai-juin, ce n'est pas de refus avec des écoliers!!!

Allez visiter le site de Kinder Canada, de nouveaux jouets font souvent leur apparition, au grand bonheur des collectionneurs comme mon fils!
http://www.kinder.com/site/fr_CA/content/les-surprises-kinder/index.html

Le site Facebook offre également de beaux concours, des discussions sucrées et des promotions très intéressantes! Vous aimez Madagascar? J'ai un secret à vous dévoiler................ dans quelques jours, si vous aimeriez le voir au cinéma!!!

Décharge : je fais partie du programme MamanKinder et je bénéficie d’avantages en raison de mon affiliation au groupe. Les opinions exprimées dans ce blogue n’engagent que moi.

15 mai 2012

Petit, mais déjà grand...

J'aimerais que tu n'aies que 7 ans...
j'aimerais que tu ris, que tu fasses des folies, que tu connaisses tout plein de mots et tout plein de choses....

Je n'aime pas que tu connaisses certains mots.
Ceux qu'on met dans notre lourde valise, tu les mets aussi dans ton petit coeur.

Ton petit coeur n'a déjà plus 7 ans. Ton petit coeur te dit que c'est toi, le grand frère, même si en âge, ce n'est pas ça.

Ton petit coeur te dit d'être fort. D'être grand. D'être patient. D'être conciliant et résilient.

Tu es le petit frère d'un enfant différent.
Tu es la personne la plus importante, souvent, pour ta grande soeur.

Et pourtant, tu me dis toi-même que tu te sens le pire petit frère du monde.

J'ai beau te répéter que ta soeur en a de la chance de t'avoir, tu n'y crois presque plus.
Malgré tout ce que tu fais, tu ne reçois que peu de reconnaissance de sa part.

Tu l'aimes, envers et contre tous.
Mais tu l'aurais pris sans tous ces mots.

Tu me demandes de la guérir... je ne peux pas.
Je tente de ne pas te demander d'être plus que ce que tu es.
Tu es le petit frère, tu es un petit garçon de seulement 7 ans.

Mais, lorsqu'on me dit, à ton école, que tu es plus grand que ça. Que tu es vieux, dans ton coeur et dans ta tête, je réalise que tout ton parcours te pèse aussi lourd.

Lorsque je vois des larmes dans tes yeux parce que tu ne comprends plus ce qui se passe avec ta soeur, je comprends que tu vis le même deuil que nous.

Lorsque tu me dis que tu aimerais avoir une autre soeur, mais comme Mélina, sans son autisme, j'entends que tu me dis que tu souffres de la voir ainsi et que tu ne sais pas comment le gérer.

Toi et ta joie de vivre, ta belle folie, tes envies de petits bonheurs.... je vois souvent le tout terni par les rigidités de ta soeur, par son anxiété de la nouveauté.

Toi et ta grande fierté d'être un premier de classe... je te vois pourtant rester humble devant ta soeur qui accumule échecs par dessus échecs.

Toi et tes beaux yeux qui pétillent... je te vois trop souvent regarder dans le vide, à vivre trop grand ta vie de petit...

Tu es le meilleur petit frère du monde. Et tu es le petit garçon le plus génial que je connaisse.
J'espère qu'un jour, tu y croiras de nouveau.